La commission socio-culturelle, famille,genre et enfant de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele a conclu, le samedi 21 juin 2025, une mission de contrôle parlementaire à Dungu, visant à évaluer les conditions de vie de la population, en particulier dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des questions de genre, famille et enfants.
Sous la conduite du député provincial Tamile Awama Yoassa élu du territoire de Faradje et , président de la commission, la délégation comprenait également la députée provinciale Françoise Asaro, élue de Watsa, Georgette, élue du territoire de Wamba, ainsi que sa majesté Constant Lungagbe, député provincial coopté et élu du territoire de Dungu. Quatre experts ont également accompagné la mission.
« Nous avons effectué une évaluation globale dans l’ensemble de la province, couvrant les six territoires et la ville d’Isiro. Notre mission a ciblé trois secteurs principaux : la santé, l’éducation et les questions de genre et famille. Nous avons réalisé un état des lieux de ces services, identifié leurs difficultés et formulé des recommandations dans le cadre du contrôle parlementaire », a déclaré le chef de la délégation.
À l’issue de leur mission à Dungu, la commission a exprimé son inquiétude face aux constats alarmants relatifs à la situation des services essentiels. De l’éducation à la santé, en passant par les conditions sociales des habitants, elle appelle à un engagement urgent des autorités provinciales et nationales pour remédier à cette crise.
« Trois points majeurs résument les difficultés rencontrées dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des services liés au genre et à la famille. Premièrement, nous faisons face à un manque criant de ressources humaines. Bien que l’État prenne en charge certains personnels éducatifs, de nombreux enseignants ne sont pas rémunérés. En ce qui concerne le secteur de la santé, la situation est encore plus préoccupante : le personnel médical ne reçoit pas de salaire et certains postes restent vacants. Deuxièmement, nous avons le manque des matériels,des mobilités pour les différentes missions et itinérances. Il n’y a pas de moyens de transport adéquats. Cela complique considérablement la situation tant à Dungu que dans d’autres territoires que nous avons visités. Enfin, nous constatons un vieillissement généralisé des infrastructures. Nous appelons donc les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes pour répondre aux besoins pressants de la population », a souligné Françoise Azaro, rapporteur de la commission.
Les élus provinciaux ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur mission parlementaire au service de la population, en insistant sur la nécessité d’une action rapide et efficace pour améliorer les conditions de vie à Dungu et dans l’ensemble de la province
Rédaction