Haut-Uele : 8 personnes tuées en moins d’une semaine sur l’axe Nambia-Bangadi, Bienvenu Ngasa Maraka alerte sur l’urgence sécuritaire
Une vive tension a été observée le samedi 05 septembre 2026 à Niangara, chef-lieu du territoire éponyme, situé à une centaine de kilomètres d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo.
À la base de cette tension, le meurtre de 8 personnes en moins d’une semaine sur l’axe routier Nambia-Bangadi, qui couvre la chefferie Manziga en territoire de Niangara et la chefferie Wando en territoire de Dungu.
Selon Bienvenu Ngasa Maraka, coordonnateur de la Société Civile Forces Vives du territoire de Niangara, le cas le plus récent remonte au vendredi 04 septembre 2026. Une femme a été tuée et sa fille grièvement blessée à Nambia, chef-lieu de la chefferie Manziga, à 15 kilomètres de Niangara-centre.
« Il y a eu une vive tension ici à Niangara suite à plusieurs cas de meurtres survenus sur la route de Bangadi, à 33 km le jeudi 03 septembre et à 15 kilomètres de Niangara-centre le jour suivant. 7 personnes ont été tuées par des hommes non identifiés, par balles. Une maman a été tuée le vendredi 04 septembre par un homme identifié comme Mbororo à Nambia. L’auteur du forfait l’a poignardée à plusieurs reprises et la fille de la victime a été grièvement blessée », a-t-il rapporté.

La fille blessée lors de l’attaque qui a coûté la vie à sa mère à Nambia, actuellement admise aux soins intensifs à Niangara.
Cet acteur de la société civile indique que la situation devient de plus en plus préoccupante, d’autant que la présence d’hommes armés non autrement identifiés est signalée dans la région, outre les éleveurs Mbororo, considérés comme une source permanente d’insécurité dans cette partie du pays.
« Pour l’instant, la population venue de Nambia pour se rendre à Niangara voulait s’en prendre aux habitations de fortune des Mbororo restés à Niangara, dans le quartier Azande. Nous déplorons la tuerie de ces personnes. Selon les informations, parmi les victimes figurent des commerçants, des conducteurs de moto, y compris deux Mbororo », a-t-il poursuivi.
Il appelle les autorités compétentes à prendre des dispositions utiles afin de sécuriser la population de cette partie du territoire, à un moment où le pays fait face à de nombreux défis tant sécuritaires que sanitaires.
« Nous invitons les autorités compétentes, tant au niveau national que provincial, à nous venir en aide pour renforcer la sécurité. À ce jour, la situation sécuritaire du territoire de Niangara reste très préoccupante. S’agissant de la cohabitation avec les Mbororo, la population continue de réclamer leur départ. Ils sont souvent armés, cette cohabitation ne sera pas possible. Cette opération d’identification des Mbororo nous inquiète encore, car on ne sait pas si seuls les Mbororo seront enregistrés ou si d’autres personnes non autrement identifiées pourraient en profiter. Nos autorités sont invitées à la vigilance et à une intervention urgente », a-t-il conclu.
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