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Devoir de mémoire : célébration à Dungu de 65 ans de vie et 43 ans de mariage du Rév. Pasteur Jean-Pierre Mboligihe, un leader religieux et éducatif exemplaire

Alors que la République Démocratique du Congo commémore le 66e anniversaire de son indépendance, le Territoire de Dungu a célébré, ce mardi 30 juin 2026, les 65 ans de naissance du Révérend Pasteur Jean-Pierre Mboligihe Ndalu. Situé dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo, cet événement a été marqué par un culte de bénédiction organisé à sa résidence, réunissant plusieurs personnalités religieuses, des membres de sa famille, des voisins et d’autres officiels.

Cette journée a été un moment d’action de grâce et de témoignage, mais aussi un exemple à suivre pour d’autres. L’occasion a également permis la dédicace de sa résidence, une belle maison dénommée « Maison de mon rêve », dédiée à l’honneur de l’Éternel.

Le Révérend Pasteur Jean-Pierre Mboligihe Ndalu est un serviteur de Dieu au sein de la Vingtième Communauté Évangélique au Centre de l’Afrique (CECA 20), directeur et initiateur de la radio Tanganzeni Kristo (RTK), ainsi que promoteur d’une école de grande renommée, « Pépinière de Dieu », qui se concentre sur une formation intégrale alliant vie spirituelle et patriotique. Cet homme de Dieu, notable du territoire de Dungu, est également un époux tendre et heureux de Madame Mbolifulani Mboligihe Yoana, avec qui il célèbre 43 ans de mariage religieux. Ensemble, ils ont eu cinq enfants, dont la majorité est engagée dans la vie religieuse.

Le Révérend Pasteur Jean-Pierre Mboligihe Ndalu est considéré comme un modèle dont l’engagement et l’exemple doivent inspirer les autres pour le progrès spirituel et communautaire de la région.

La rédaction de Dunguinfordc se joint à toute la communauté de Dungu pour souhaiter un joyeux anniversaire à cette icône du territoire.

Pierre Mungu

Haut-Uele : clôture de l’atelier sur la cohabitation pacifique avec le Parc de la Garamba, sous le patronage du Gouverneur Jean Bakomito Gambu

Sous le haut patronage du Gouverneur de province, Son Excellence Jean Bakomito Gambu, l’atelier de dialogue multi-acteurs consacré à la cohabitation pacifique entre les communautés riveraines et le Parc National de la Garamba s’est achevé ce vendredi 26 juin 2026 à Faradje. Pendant deux jours, autorités nationales et provinciales, coutumières, société civile, gestionnaires du Parc et partenaires techniques ont échangé dans un climat de sérénité et de responsabilité.

Dans son discours de clôture, le Gouverneur a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la conservation de la nature un axe majeur de son action. Il a déclaré : « La conservation de la Garamba n’est pas une mission isolée : elle s’inscrit dans la dynamique du développement durable de notre Province. Protéger ce patrimoine exceptionnel, c’est protéger notre avenir collectif. »

Les débats ont permis de cerner les causes profondes des tensions entre les communautés et le Parc, notamment les conflits homme-faune, l’exploitation illégale de l’or et du bois, ainsi que les attentes légitimes des populations en matière de développement local. Les participants ont partagé la volonté commune de renforcer une gouvernance participative fondée sur le dialogue permanent et la coresponsabilité.

Les résolutions adoptées prévoient la mise en place de mécanismes de compensation transparents pour les pertes causées par la faune, la promotion de projets d’agro-écologie et d’activités génératrices de revenus, ainsi que la lutte renforcée contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Un cadre de concertation et des comités locaux de dialogue seront institués pour assurer un suivi régulier des engagements.

Avant la clôture, le Gouverneur a insisté sur la nécessité de traduire rapidement ces résolutions en actions concrètes : « Je suis convaincu que les décisions prises ici peuvent se matérialiser, à condition que nous gardions la volonté politique, la rigueur administrative et l’esprit de partenariat. » Cette exhortation a donné le ton d’une mobilisation collective pour bâtir une province unie et résolument tournée vers le progrès.

La Déclaration finale, signée par le Gouvernement provincial, l’ICCN, les autorités coutumières, la société civile et les communautés riveraines, engage toutes les parties prenantes à œuvrer pour une cohabitation pacifique et durable. Ce cadre marque une étape décisive où la conservation de la nature et le développement social avancent désormais main dans la main, au bénéfice des générations futures.

Cellule de Communication du Gouvernorat / Haut-Uele

Dungu-Doruma : la paroisse cathédrale reçoit un don généreux de la Fondation Constant Lungagbe pour son électrification

Le Président du Conseil d’Administration de la Fondation Constant Lungagbe, Mbatanadu, également député provincial du territoire de Dungu et chef de la chefferie Wando, a dépêché une délégation ce vendredi 26 juin 2026 à la paroisse des Saints Martyrs de l’Ouganda, située à la cathédrale Dungu Uye. Cette délégation avait pour mission d’offrir un don substantiel de 5.000.000 Francs congolais, équivalant à environ 2.000 dollars américains, afin de soutenir le projet d’électrification de ce lieu de culte.

La cérémonie officielle de remise de ce précieux don s’est déroulée au bureau du curé de la paroisse, le Révérend Abbé Florentin Palangi, en présence des membres du comité de gestion de la paroisse réunis pour l’occasion. Maître Robert Assumani, avocat-conseil, et Maître Pierre Mungu, membre de la Fondation, ont représenté le Président du Conseil d’Administration lors de cet événement.

Maître Robert Assumani, en conduisant la délégation, a souligné l’engagement profond de l’honorable Constant Lungagbe Mbatanadu envers sa communauté dans toute sa diversité. Il a exprimé la volonté de la Fondation d’accompagner les initiatives locales et d’apporter un soutien tangible aux projets qui améliorent la vie des habitants. Il a également invité toute la chrétienté à un engagement collectif pour le bien-être de l’église.

« Nous appelons la chrétienté de la paroisse cathédrale à suivre l’exemple de l’honorable Constant Lungagbe Mbatanadu, qui a manifesté sa foi à travers ce don pour soutenir le projet d’électrification de notre paroisse mère. Nous devons donc nous inspirer de cet exemple. Ensemble, chacun selon ses moyens, nous pouvons bâtir notre église », a indiqué Maître Robert Assumani en remettant ce don, tout en restant optimiste quant à sa gestion afin de répondre aux défis de l’église conformément à la volonté du donateur.

De son côté, le Révérend Abbé Florentin Palangi a exprimé sa gratitude au nom de toute la chrétienté de la paroisse pour ce geste généreux. Il a souligné l’importance de ce don, qui arrive à un moment crucial alors que la paroisse s’efforce d’achever le projet d’électrification.

« Le grand Chef nous avait promis qu’il contribuerait à l’électrification de la paroisse Saints Martyrs de l’Ouganda. Il a donc tenu sa promesse avec une contribution de 5.000.000 Francs congolais. Ce don sera très utile pour l’église et renforcera les efforts que nous avons déjà fournis avec les chrétiens. Cela nous aidera à éclairer toute l’église et même le presbytère. Nous remercions sincèrement le grand Chef qui n’a cessé de venir au secours de son église, et surtout ce geste arrive à point nommé », a-t-il déclaré.

Pour lui, le projet d’électrification de la paroisse ne représente pas seulement une avancée technique, mais également un symbole d’espoir et de progrès pour toute la communauté paroissiale et pour les prêtres qui y œuvrent.

Ce geste témoigne de l’engagement continu de la Fondation Constant Lungagbe à œuvrer pour le bien-être des populations locales et à soutenir des projets qui favorisent le développement socio-économique dans la région du Haut-Uele, dans toute sa diversité.

Cellule de communication de la Fondation Constant Lungagbe Mbatanadu

Haut-Uele : 88 bénéficiaires clôturent avec succès leur formation professionnelle par l’ONG ATM-RDC à Dungu

Le vendredi 26 juin 2026 a marqué la fin d’une nouvelle session de formation professionnelle organisée par l’organisation non gouvernementale « Augustins à Travers le Monde » (ATM), rattachée à la congrégation des Pères de l’Ordre de Saint-Augustin (OSA). Cette congrégation religieuse est active dans le diocèse de Dungu-Doruma, situé au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Au total, 88 bénéficiaires ont été formés dans divers domaines tels que l’informatique, la coupe et couture, le cinéma, le théâtre, l’agroécologie, la cuisine améliorée et la menuiserie.

La cérémonie officielle de remise des brevets s’est tenue à la communauté des Pères OSA, dans le Territoire de Dungu.

Le Père Patrick Bella, chef de projet au sein d’ATM, a souligné l’importance de cette initiative et a remercié les autorités politiques, administratives, coutumières et ecclésiastiques pour leur soutien indéfectible.

Il a également salué l’appui des bailleurs de fonds qui ont permis à ce projet de se concrétiser, avec plus de 1000 bénéficiaires formés depuis son lancement.

« Nous avons organisé une cérémonie de remise de brevets à nos bénéficiaires qui ont suivi la formation durant six mois. C’est l’occasion de les relancer, ils vont désormais voler de leurs propres ailes avec l’espoir de se créer eux-mêmes leurs propres emplois. Nous avons fini avec 88 participants répartis dans les filières suivantes : coupe et couture, cinéma, menuiserie, agroécologie, cuisine améliorée et théâtre. C’est pour la septième fois que nous organisons ces formations », a déclaré le révérend Père Patrick Bella.

Concernant l’avenir de ce projet précieux qui a relevé les défis dans la région, il a indiqué : « nous avons beaucoup formé dans ces domaines. Mais pour l’instant, nous nous limitons à ce niveau. Si d’autres opportunités se présentent, nous allons voir comment relancer. » a-t-il poursuivi.

La réinsertion socio-économique et professionnelle des participants est désormais visible dans cette région, malgré les nombreux défis auxquels elle fait face.

Ce geste a été chaleureusement accueilli par les bénéficiaires et les invités présents lors de la cérémonie.

Justin Dakaudino, chef du bureau du territoire de Dungu et représentant de l’administrateur du territoire, a pris la parole pour reconnaître l’importance de cette initiative. Il a souligné qu’elle s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui vise à autonomiser la jeunesse en lui offrant des opportunités d’emploi. Dakaudino a plaidé pour l’élargissement de cette initiative à d’autres localités de la région, où les populations les plus démunies cherchent désespérément des moyens d’améliorer leur condition de vie.

Il est à noter que pendant plusieurs années, les ATM se sont consacrés à la formation des jeunes anciennement associés au groupe armé LRA (Lord’s Resistance Army), ainsi qu’à des personnes démunies et des personnes âgées.

Cela est rendu possible grâce au soutien constant des bailleurs de fonds qui ont investi dans ce projet depuis plus de quatre ans.

Les résultats positifs observés témoignent de l’impact significatif de ces formations sur la vie des bénéficiaires et sur le développement socio-économique de la région.

Pierre Mungu

Dungu : « Anizibelani », un espace de restauration et de rafraîchissement dirigé par Madame Patience Dranitako Mibinina,voit jour sur la colline Gbagbati

Une nouvelle adresse vient enrichir l’offre de restauration et de détente dans le territoire de Dungu : l’espace de rafraîchissement et de restauration « Anizibelani ». Cette initiative est portée par Madame Patience Dranitako Mibinina, licenciée en sciences économiques et entrepreneure déterminée.

Après plusieurs années de réflexion et de préparation, ce projet voit enfin le jour. Selon sa promotrice, l’idée d’Anizibelani est née à son retour d’études en 2019. Animée par le désir de contribuer au développement économique local et de créer un cadre convivial pour la population, elle a fait preuve de patience et de persévérance pour concrétiser cette vision.

Situé au 21ᵉ avenue, première traverse, juste derrière l’hôtel Dekpe, l’espace Anizibelani se veut un lieu accueillant où détente, convivialité et qualité de service se rencontrent. Les visiteurs y trouveront une variété de boissons répondant à tous les goûts, ainsi que plusieurs mets soigneusement préparés pour satisfaire la clientèle.

L’établissement se distingue également par des prix accessibles, permettant au plus grand nombre de profiter de ses services dans un cadre agréable. Que ce soit pour un moment de détente entre amis, une rencontre professionnelle ou un repas en famille, Anizibelani entend répondre aux attentes de chacun.

Pour faciliter l’accès à ses prestations, la réservation et le service de livraison sont disponibles au numéro +243 814 158 227.

À travers cette initiative entrepreneuriale, Patience Dranitako Mibinina démontre qu’avec détermination et une vision claire, les jeunes diplômés peuvent transformer leurs ambitions en projets concrets au service de leur communauté.

L’espace Anizibelani ouvre ainsi ses portes à tous les habitants de Dungu et d’ailleurs. Une chose est certaine : en franchissant ses portes, les clients découvriront un cadre chaleureux où ils ne seront jamais déçus.

Emmanuel Gimiko

EXETAT 2026 : Marcel Abule Kpineliede lance les épreuves dans la sous-division de Dungu qui aligne 1 018 candidats à la session ordinaire

Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État 2026 ont été officiellement lancées ce lundi 22 juin 2026 dans la sous-division éducationnelle de Dungu. La cérémonie s’est déroulée au centre Dungu 1 sous la présidence de l’Administrateur du Territoire de Dungu, M. Marcel Abule Kpineliede, représentant le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que le Gouverneur de la province du Haut-Uele, Son Excellence Jean Bakomito Gambu.
Selon les statistiques présentées par l’Inspecteur Chef de Pool de Dungu, François Ngbadulezele Mazindra, la sous-division de Dungu compte au total 1 018 candidats répartis dans trois centres de passation. Le centre Dungu 1 accueille 432 candidats, dont 201 filles, le centre Dungu 2 enregistre 501 candidats, dont 201 filles, tandis que le centre de Bangadi compte 85 candidats, dont 35 filles.

Ces finalistes proviennent de 24 établissements scolaires de la sous-division et sont répartis dans 14 options différentes. Les épreuves se dérouleront durant quatre jours sur toute l’étendue de la sous-division.

Prenant la parole à cette occasion, le Sous-Proved de Dungu, François Inikwo Kelekulu, a invité les candidats à faire preuve de discipline et de confiance en leurs capacités. Il les a exhortés à respecter scrupuleusement les consignes des surveillants et à démontrer, à travers leur comportement, les valeurs acquises tout au long de leur parcours scolaire.

De son côté, l’Inspecteur Principal Provincial Adjoint (IPPA) chargé des écoles techniques, Hilaire Ndu Mazinda Bambili, a insisté sur l’importance de l’intégrité pendant les examens. Il a encouragé les finalistes à compter sur leurs connaissances et à éviter toute forme de fraude ou de comportement susceptible de compromettre la crédibilité des épreuves et leur avenir académique.

Présent à la cérémonie, le Chef de la chefferie Wando ad intérim, Sa Majesté Gbiahidi Nyagbadali Marc, a adressé un message d’encouragement aux candidats. Il les a exhortés à croire en eux-mêmes et à valoriser les efforts fournis durant leurs années d’études.
« La réussite ne dépend pas de la chance, mais du travail et de la détermination. Faites confiance aux connaissances que vous avez acquises, restez concentrés et donnez le meilleur de vous-mêmes. Toute la communauté place son espoir en vous », a-t-il déclaré.

Dans son mot de lancement, l’Administrateur du Territoire de Dungu, Marcel Abule Kpineliede, a souhaité plein succès à tous les candidats. Il les a appelés à la responsabilité, à l’honnêteté et au respect des règles qui encadrent cette importante épreuve nationale, avant de déclarer officiellement ouvertes les épreuves de l’Examen d’État, édition 2026.

Cette session constitue une étape décisive pour les finalistes qui aspirent à poursuivre leurs études supérieures ou à intégrer le monde professionnel.

Samuel Manota

Dungu : déroulement des Examens d’État 2026, Alphonse Bady appelle les finalistes à la responsabilité

Les épreuves de l’Examen d’État, session ordinaire 2026, ont été officiellement lancées ce lundi 22 juin 2026 dans le territoire de Dungu. Comme partout en République démocratique du Congo, des milliers de finalistes ont pris part à cette étape décisive de leur parcours scolaire.
À cette occasion, M. Alphonse Bady, Coordonnateur de la Société Civile du Peuple Congolais (SCPC) de Dungu, a adressé un message d’encouragement et de sensibilisation aux candidats. Il les a exhortés à faire preuve de responsabilité, de discipline et de maturité tout au long des épreuves.

Selon lui, les finalistes doivent se souvenir des nombreux sacrifices consentis par leurs parents et tuteurs pour assurer leur scolarité, avec l’espoir de les voir réussir et contribuer positivement au développement de la société.

« Les candidats doivent compter avant tout sur leurs connaissances et sur les efforts qu’ils ont fournis durant toute l’année scolaire. Ils doivent éviter toute pratique contraire à l’éthique, notamment le fétichisme, la tricherie, la corruption et toute autre forme de fraude susceptible de compromettre leur avenir », a-t-il déclaré.

Le responsable de la société civile a également souhaité plein succès à tous les finalistes de Dungu, les invitant à aborder ces épreuves avec confiance, sérénité et détermination.

L’Examen d’État demeure l’une des évaluations les plus importantes du système éducatif congolais, ouvrant la voie aux études supérieures et à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Rédaction

Haut-Uele : concertation autour de Kibali Gold Mine sous l’égide du Gouverneur Jean Bakomito Gambu

Ce samedi 20 juin 2026, la grande salle de la résidence officielle des Gouverneurs à Isiro, chef-lieu du Haut-Uele, a abrité une réunion de concertation d’une portée exceptionnelle. Sous la présidence de Son Excellence l’Honorable Jean Bakomito Gambu, Gouverneur de la province, cette rencontre a rassemblé les élus nationaux (sénateurs et députés), l’Assemblée provinciale, les membres du Gouvernement provincial, les entrepreneurs locaux, les représentants de Kibali Gold Mine, les Chefs coutumiers, les autorités Politico-administratives, coutumières et religieuses, ainsi que les forces vives de la société civile.

Au cœur des échanges, la question sensible de la sous-traitance autour de Kibali Gold Mine, source de tensions entre l’entreprise et les opérateurs locaux. Les participants ont unanimement reconnu la nécessité d’un dialogue franc et inclusif afin de préserver la paix sociale et de garantir un partenariat équilibré au bénéfice de la population.

Dans son mot d’ouverture, le Gouverneur Jean Bakomito Gambu a salué la maturité des acteurs présents et rappelé que « sans paix et stabilité, aucun développement n’est possible ». Il a insisté sur l’importance de bâtir un cadre de collaboration durable, fondé sur le respect mutuel et la recherche de solutions consensuelles.

À l’issue des travaux, il a été recommandé que toutes les parties se retrouvent dans deux semaines pour formaliser les avancées et signer un nouveau pacte de collaboration. Cette perspective traduit la volonté commune d’apaiser les tensions et de renforcer la confiance entre Kibali Gold Mine, les sous-traitants locaux et les institutions provinciales.

Cette concertation s’inscrit dans la continuité des initiatives d’apaisement menées par le Gouverneur et les députés nationaux, comme en témoigne la rencontre du 19 juin 2026 où les élus avaient déjà exprimé leur détermination à « éteindre le feu » des incompréhensions autour de Kibali. Le Gouvernement provincial réaffirme ainsi son rôle de médiateur et de garant de l’intérêt général, en plaçant le dialogue au centre de son action.

Cellule de Communication du Gouvernorat / Haut-Uele

Haut-Uele : le Parc National de la Garamba, dernier refuge des girafes en RDC, une fierté et un exemple de renaissance

Le Parc National de la Garamba,un patrimoine mondial situé au nord-est de la République démocratique du Congo, incarne aujourd’hui l’un des récits les plus inspirants de la conservation africaine. En avril 2025, les équipes du parc ont estimé à 105 individus la population de girafes du Kordofan, la seule sousespèce présente en RDC et l’une des plus menacées du continent. Selon le rapport State of Giraffe 2025 de la Giraffe Conservation Foundation (GCF), il ne reste qu’environ 7 037 girafes du Nord à l’échelle mondiale, ce qui fait de Garamba un bastion vital pour leur survie.

Dans les années 1970, près de 350 girafes parcouraient encore le complexe de Garamba. Mais les décennies de conflits armés, de braconnage et de dégradation des habitats ont réduit cette population à seulement 22 individus en 2012. Ce déclin dramatique aurait pu signer la fin de l’espèce dans le pays. Pourtant, grâce à une mobilisation sans précédent et à un partenariat solide, la tendance s’est inversée : 70 girafes confirmées en 2021, 92 en 2024, et désormais 105 en 2025. Cette progression illustre une renaissance exemplaire, saluée par les acteurs de la conservation.

Ce succès est indissociable du partenariat entre Garamba et la GCF. Depuis 2022, les deux institutions travaillent main dans la main pour protéger les girafes du Kordofan. En 2025, leur collaboration a été renouvelée pour trois ans, apportant un soutien financier et technique essentiel. Cette alliance internationale a permis de renforcer la surveillance, d’introduire des innovations scientifiques et de donner à Garamba les moyens de devenir un modèle de conservation.

Aujourd’hui, les girafes subsistent dans deux groupes géographiquement séparés : l’un dans le secteur sud du parc national, l’autre dans le domaine de chasse de Gangala na Bodio. Cette fragmentation rend d’autant plus cruciale la compréhension de leur santé génétique et la planification de leur avenir. Pour répondre à ce défi, Garamba et la GCF ont lancé un protocole inédit de suivi aérien dédié aux girafes, grâce à l’avion Savannah.

L’objectif est ambitieux : observer au moins 80 % de la population tous les six mois. Les premiers résultats sont prometteurs : un taux de détection de 89 % et une médiane de quatre observations par individu en un an. À notre connaissance, il s’agit de l’un des premiers systèmes de suivi aérien conçu spécifiquement pour les girafes.

Parallèlement, 35 biopsies cutanées ont été collectées, dont 27 sont en cours d’analyse en Allemagne. Ces études, facilitées par la GCF, permettront d’évaluer la diversité génétique, les risques de consanguinité et la viabilité à long terme des deux noyaux reproducteurs. Les résultats guideront les décisions futures en matière de gestion et de conservation. Comme le souligne l’UICN, connaître l’ADN d’une girafe, c’est comprendre les racines de sa résistance et offrir à cette population un avenir plus sûr.

Au‑delà des chiffres, Garamba incarne un message universel : lorsque science, institutions et communautés conjuguent leurs forces, la vie reprend racine. Lentement, majestueusement, silencieusement. À l’occasion de la Journée mondiale de la girafe, le 21 juin, Garamba rappelle que la survie de cette sous‑espèce menacée dépend de la vigilance collective. De 22 individus en 2012 à 105 aujourd’hui, l’histoire des girafes de Garamba est celle d’une résilience remarquable, d’un refuge unique en RDC, et d’une promesse que science, innovation et partenariats peuvent inverser le cours du déclin.

Par Richard Mumbere Kalayi

Haut-Uele : recrutement au sein du Parc national de la Garamba, WAYWAY Lebon, invite à privilégier les compétences locales

A Dungu, dans  le Haut-Uele (RDC) Monsieur Wayway Lebon, coordonnateur de la société civile forces vives dans le Territoire de Dungu, a exprimé sa vive préoccupation face à ce qu’il qualifie de « manque de bonne foi » de la part des responsables du Parc national de la Garamba, en particulier du partenaire African Parks Network (APN).

S’exprimant auprès de la rédaction de  Dunguinfordc, il a d’emblée salué les progrès réalisés par le parc au cours de l’année écoulée, notamment en matière d’implication des communautés locales dans la gestion du site.

« Nous avions travaillé ensemble, société civile et autorités locales, pour harmoniser les points de vue et instaurer un véritable espace de dialogue », a-t-il rappelé.

Parmi les principales préoccupations évoquées lors de ces échanges figuraient les questions liées aux processus de recrutement.

Cependant, selon lui, les engagements pris semblent aujourd’hui remis en cause. Il pointe du doigt des irrégularités dans un récent avis de recrutement concernant le poste de responsable des ressources humaines.

L’offre d’emploi mentionne en effet que le poste est « ouvert aux nationaux et aux expatriés », une disposition qui suscite l’indignation de la société civile locale.

« Il est pourtant évident que ce type de fonction stratégique devrait être prioritairement réservé aux nationaux », estime M. Wayway Lebon.

Il souligne que la maîtrise de la législation congolaise constitue un critère fondamental pour occuper ce poste, ce qui renforce, selon lui, la nécessité de privilégier les compétences locales.

Face à cette situation, il appelle à une « rectification pure et simple » de l’offre afin d’éviter toute interprétation biaisée sur les intentions réelles du processus de recrutement.

Malgré ces critiques, le président de la Société Civile Forces Vives de Dungu encourage vivement les Congolais qualifiés à postuler, rappelant que la gestion du parc relève avant tout de l’intérêt national et de la préservation du patrimoine commun.

Il réaffirme par ailleurs sa détermination à veiller à la bonne foi des partenaires impliqués dans la gouvernance du parc.

Cette sortie médiatique relance le débat sur la place des compétences locales dans les structures de gestion des aires protégées en République démocratique du Congo, notamment dans des zones sensibles comme le Parc national de la Garamba.

Rédaction