Haut-Uele/Éducation : la situation salariale des enseignants de Dungu en soins intensifs, appel urgent au gouvernement pour sa réanimation au risque de son décès
Dans la province du Haut-Uele, la situation de la paie des enseignants de la Sous-Division Provinciale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu devient de plus en plus complexe, manquant d’informations claires et véridiques pour les détenteurs de craie dans cette partie du nord-est de la République Démocratique du Congo.
Depuis une décennie, les enseignants du niveau primaire et secondaire de cette région ont été payés par la Caritas, une structure catholique qui a été vivement critiquée en raison des retards récurrents observés dans le paiement des enseignants. Actuellement, cela fait quatre mois (décembre, janvier, février et maintenant mars) que ces enseignants n’ont pas été payés, et ils arrivent à bout de souffle.
Récemment, des nouvelles ont circulé selon lesquelles le paiement pourrait désormais se faire par la BCDC Equit , une structure bancaire dont l’agence ne se trouve même pas dans la région.
Depuis le début du mois de février, les enseignants ont été alertés sur la présence incessante d’une équipe de cette banque pour le processus d’identification et probablement de paiement. Cependant, cela semble devenir le début d’un long feuilleton dans la région.
Sur place, les enseignants se sont préparés en rassemblant les différents éléments demandés pour l’identification : photo passeport, commission d’affectation et copie de la carte d’électeur.
Malgré les promesses rassurantes des élus du territoire et des membres du comité intersyndical des enseignants, qui ont même effectué un voyage jusqu’à Isiro, chef-lieu de la province, rien ne semble s’améliorer pour les enseignants. Cela amène à se demander s’il s’agissait de vraies informations ou simplement d’une flatterie destinée à remonter le moral des enseignants.
De plus, au sein de ce processus bancaire, une ombre plane déjà : le salaire du mois de décembre semble avoir disparu. Selon des informations fragmentées, la banque aurait déjà reçu le paiement à partir de janvier 2026, tandis que la situation concernant décembre reste incertaine.
Le seul appel actuel aux enseignants est de vivre dans la patience, le patriotisme, la passion pour leur vocation et l’amour de l’éducation des enfants.
Mais avec toutes ces vertus, un enseignant pourra-t-il réellement donner le meilleur de lui-même ? En tant que pères et mères responsables de foyers faisant face à plusieurs défis quotidiens tels que la nourriture, la santé, le transport, le logement et l’éducation des enfants, qui peut travailler efficacement lorsqu’il est affamé ? Qui peut laisser son enfant ou sa femme sur un lit d’hôpital sans argent pour travailler sans être payé au moment propice ? Quelle qualité d’enseignement peut-on produire lorsque les enfants sont chassés de l’école ou de l’université alors que l’on se dit agent de l’État ?
Cette situation soulève plusieurs questions sur l’avenir des enfants, qui sont finalement les premières victimes de cette irresponsabilité de ceux qui devraient promouvoir l’éducation. Actuellement, au niveau des écoles, les chefs d’établissement ne savent plus comment suivre leurs enseignants, et les inspecteurs rencontrent également des difficultés à inspecter un enseignant dont le ventre est vide.
Une question cruciale demeure : quelle éducation reçoivent réellement les enfants à ce stade ? Jusqu’à la publication de cet article, aucune nouvelle rassurante n’est à la portée des enseignants concernant leur paie. Alors que pour le Christ, un signe annonçait la fin des temps, qu’en est-il de la situation des enseignants ?
Il incombe donc à tous les acteurs éducatifs concernés de s’impliquer afin qu’une solution urgente et définitive soit trouvée avant qu’il ne soit trop tard et que le sang des enfants ne soit un jour versé à cause de cette crise éducative en République Démocratique du Congo.
Rédaction
