La fumée noire persiste dans la région de Sambia, épicentre d’un conflit entre la chefferie Wando (territoire de Dungu) et celle de Logo-Ogambi (territoire de Faradje). Ce différend, qui dure depuis la fin de l’année 2024, a conduit à des pertes humaines et à d’importants dégâts matériels en janvier dernier.
Dans une déclaration récente, le Député Provincial Me Floribert Makofi, élu du territoire de Dungu, a interpellé les autorités provinciales sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux rumeurs selon lesquelles un groupe de personnes provenant de Faradje menacerait de revenir dans cette région conflictuelle en juillet prochain.
Cette déclaration a été qualifiée de « fausse alerte » par le coordonnateur de la société civile de Faradje, qui a dénoncé une tentative de semer la psychose au sein de ces deux communautés sœurs.
En réponse à cette situation, Benjamin Afuka, jeune leader du territoire de Dungu, appelle les autorités à prendre en compte cette problématique afin d’éviter des escalades de violence. Selon lui, « la vigilance et la prévention » sont des étapes cruciales pour prévenir les dégâts observés par le passé et garantir un avenir pacifique.
« Nous interpellons nos autorités provinciales et nationales à prendre au sérieux cette situation de Sambia. Cela nécessite de renforcer la sécurité et d’instaurer les mesures nécessaires pour que le pire n’arrive pas. Nous attendons avec impatience le résultat de l’Institut National Géographique qui permettra de trancher définitivement ce litige entre ces deux populations qui vivent ensemble depuis longtemps. Nous, les Zande et les Logo, constituons une famille. Nous mettons en garde tous les détracteurs ou semeurs de troubles qui cherchent à créer la terreur au sein de cette communauté », a-t-il déclaré.
Rédaction