Sécurité

Haut-Uele : Jean Bakomito Gambu rassure la population après l’incursion des présumés ADF à Watsa

Le Gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, a appelé la population au calme, à la vigilance et à la confiance envers les forces de défense et de sécurité à l’issue d’une réunion du Comité provincial de sécurité élargi consacrée à l’analyse de la situation sécuritaire dans la province. Cette rencontre d’urgence est intervenue à la suite de l’incursion de présumés combattants ADF dans le village Suka ya Mboka, situé dans le territoire de Watsa, un incident qui a provoqué un mouvement de panique parmi les habitants de la région.

Face à cette menace, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rapidement engagé des opérations de poursuite contre les assaillants. Selon les autorités provinciales, la pression exercée par les militaires a contraint ces derniers à battre en retraite. Dans leur fuite, les assaillants auraient incendié un camion, enlevé quelques civils et tenté de perturber la circulation sur la Route nationale n°26, axe stratégique reliant plusieurs entités de la province.

Le Gouverneur Jean Bakomito Gambu a assuré que les opérations militaires se poursuivent sur le terrain afin de retrouver les auteurs de cette attaque et de garantir la sécurité des populations. Il a également annoncé la présence dans la province du chef d’état-major général adjoint des FARDC chargé des opérations et des renseignements, dépêché sur place pour renforcer la coordination des actions militaires avec le commandement opérationnel engagé dans la traque des groupes armés.

Tout en saluant les efforts du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans la restauration de la paix et de l’autorité de l’État dans l’Est du pays, le chef de l’exécutif provincial a exhorté la population à collaborer étroitement avec les services de sécurité. Il a insisté sur l’importance de dénoncer tout mouvement suspect et de transmettre rapidement toute information susceptible d’aider les forces engagées dans les opérations de sécurisation.

Jean Bakomito a par ailleurs dénoncé la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux, notamment la diffusion d’images et de vidéos ne correspondant pas aux événements survenus dans le Haut-Uélé. Selon lui, ces pratiques alimentent inutilement la peur et risquent de compromettre les efforts de stabilisation entrepris par les autorités.

Enfin, le Gouverneur a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à accompagner les personnes affectées par cette situation sécuritaire. En collaboration avec l’Assemblée provinciale et différents partenaires, des dispositions sont envisagées pour apporter une assistance aux populations déplacées ou touchées par les violences. Il a conclu en lançant un appel à l’unité, à la vigilance citoyenne et au calme, rassurant que la situation demeure sous contrôle et que les forces de sécurité restent pleinement mobilisées pour protéger les habitants du Haut-Uélé.

Cellule de Communication du Gouvernorat Haut-Uele

Haut-Uele : problématique Mbororo, quel prix doit payer la population pour recouvrer ses droits ?

La population de la province du Haut-Uele, dont l’activité principale reste l’agriculture, fait face depuis une décennie à une situation insupportable causée par la présence, l’envahissement et les menaces permanentes des éleveurs Mbororo.

Cette problématique constitue un souci majeur pour les habitants de cette région du nord-est de la République Démocratique du Congo.

Dans le territoire de Dungu, l’un des six territoires de la province, les Mbororo plongent la population dans une misère sans précédent. Les chefferies de Wando, Malingindo et Ndolomo sont touchées par cette menace depuis de nombreuses années. En chefferie Wando, la ligne autrefois directe reliant le Soudan du Sud aux groupements de Bitima, Ngwawele, Gbazi, Tongo-Tongo et Anduala est désormais inversée. Actuellement, on signale un envahissement massif de ces éleveurs qui prennent la direction de Niangara pour s’installer dans le territoire de Dungu, notamment dans les groupements Li-Ka, Kpele, Ngilima et d’autres.

Le village de Nagoyo témoigne d’une présence massive des Mbororo qui ont envahi cette entité.

« Nous avons un problème très sérieux au sein de notre village. Nous sommes envahis par les Mbororo, nos champs sont détruits, nos eaux polluées par leurs bêtes. Ce qui est grave, c’est qu’ils viennent parfois retirer nos biens par la force et nous imposent des prix. Face à cette situation, nous nous demandons pourquoi nos autorités nous ont abandonnés », témoigne un habitant du village Nagoyo.

Cette situation s’intensifie également dans d’autres groupements et villages tels que Kpele, Kapili, Bangadi et Kana, où l’on observe les mêmes difficultés.

« Les autorités nous appellent à travailler les champs, gages du développement. Mais comment pouvons-nous réussir avec l’agriculture en présence et sous la menace des Mbororo ? » s’interroge un habitant.

Dans la chefferie Malingindo, le chef de la chefferie, Sa Majesté Hermann Ibingo Sadi-Moke, appelle à une vigilance accrue face à cette situation qui bloque totalement le développement de sa région.

« Les Mbororo sont très agressifs dans les groupements Nakorda, Zigbi et Kpindi. Ils interdisent à la population de chasser, de pêcher et même de cultiver. Ils sont armés d’AK-47. C’est une situation que j’ai déjà rapportée aux autorités. Les salles de classe sont détruites par les Mbororo. Aujourd’hui, il est difficile pour les élèves paisibles d’étudier », déplore cette autorité coutumière.

La chefferie Ndolomo n’est pas épargnée non plus par cette problématique. Des personnes ont été tuées, des villages vidés de leur population, des champs détruits et des biens extorqués ou volés, le tout sous le silence absolu des autorités compétentes qui devraient mettre la population en priorité et trouver une solution adéquate face à cette situation qui n’est pas une nouveauté.

Une école détruite à Malingindo

Cependant, plusieurs questions demeurent sans réponse : Qui protège ces éleveurs au détriment de la population ? Quel prix la population doit-elle payer face à cette situation ? Faut-il que les habitants se prennent en charge eux-mêmes ? Jusqu’à quand cette situation va-t-elle perdurer ? Un peuple entier doit-il quitter son village au profit d’individus dont le statut n’est même pas connu ? La population doit-elle elle-même se prendre en charge ?

Ces préoccupations et questions doivent interpeller davantage les autorités sur leurs responsabilités et leur rôle à jouer au bénéfice de cette population qu’elles ont juré de servir.

Pierre Mungu

Visite du général Mukalay au territoire de Wamba : un message fort sur discipline et cohésion nationale

Wamba, Haut-Uele , La visite du général-major Mukalay Ngoy François, commandant du secteur opérationnel Uélé, du 20 au 24 avril 2026 dans le territoire de Wamba, ne s’est pas limitée à une simple inspection militaire. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la discipline, de la cohésion et de la loyauté au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Une arrivée symbolique et un message de discipline
Accueilli par les épouses des militaires du 32053e bataillon d’infanterie, le général Mukalay a présidé une parade militaire qui a marqué le début de sa mission. Dans son allocution, il a insisté sur trois axes majeurs :

  • La discipline militaire, considérée comme la pierre angulaire de toute armée efficace.
  • Le rejet du tribalisme, fléau qui fragilise l’unité nationale et la cohésion des troupes.
  • La loyauté envers le chef de l’État, commandant suprême des FARDC, gage de stabilité institutionnelle et de respect de la hiérarchie.

Ce discours, au-delà de la rhétorique, traduit une volonté claire de rappeler aux soldats que leur mission dépasse les intérêts individuels ou communautaires : elle est au service de la nation tout entière.

Le général Mukalay a ensuite assisté à un exposé du Lieutenant-Colonel Mbalo, commandant du bataillon, sur la situation administrative et opérationnelle de l’unité. Cette étape est cruciale : elle permet de mesurer l’efficacité des troupes, d’identifier les défis logistiques et de proposer des solutions adaptées. Dans un contexte sécuritaire marqué par des menaces persistantes dans certaines zones du Haut-Uélé, cette évaluation est un outil stratégique pour anticiper et renforcer la capacité de réponse des FARDC.

La visite a également pris une dimension civile et institutionnelle. Le général Mukalay a participé à une réunion du comité de sécurité locale, présidée par l’administrateur du territoire de Wamba, Tara Tibo, le mardi 21 avril 2026. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire du territoire, mettant en lumière la nécessité d’une collaboration étroite entre les forces armées et les autorités civiles. Cette démarche illustre une approche intégrée de la sécurité, où l’armée ne se limite pas à une présence militaire mais s’inscrit dans une logique de partenariat avec les institutions locales.

Au terme de cette mission, le général-major Mukalay a regagné Isiro, chef-lieu du Haut-Uélé, avec son équipe. Mais au-delà du déplacement physique, cette visite envoie un signal fort : celui d’une armée qui se veut disciplinée, unie et loyale, dans un pays où les défis sécuritaires exigent une cohésion sans faille.

En insistant sur la lutte contre le tribalisme et sur la loyauté institutionnelle, le général Mukalay rappelle que la force des FARDC repose autant sur la rigueur militaire que sur l’unité nationale. Dans un contexte où la République démocratique du Congo cherche à consolider sa stabilité, cette visite apparaît comme un acte de commandement mais aussi comme un message politique et social de grande portée.

Capitaine July Kinsher/ porte-parole de l’armée dans le secteur opérationnel Uele.

Dungu : situation sécuritaire inquiétante, présence d’hommes armés non identifiés signalée à Kapili et ses environs

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la localité de Kapili, située à environ 75 kilomètres au nord-ouest de Dungu, dans la province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Des sources d’alerte communautaire, mises en place par la coordination de Caritas Catholique et reliées par des radios phoniques, signalent plusieurs incidents survenus entre le 21 et le 23 mars 2026, témoignant d’une recrudescence de l’insécurité dans cette partie du territoire.

Selon les informations recueillies, le samedi 21 mars 2026, aux environs de 17 heures, le domicile d’un habitant, identifié comme Monsieur Edmond, a été la cible d’une incursion menée par trois hommes armés, à environ un kilomètre au sud de Kapili. Deux d’entre eux étaient munis de fusils de type AK-47, tandis que tous portaient des tenues assimilables à celles de la Police nationale congolaise (PNC). L’un des assaillants s’exprimait en pazande, tandis que les deux autres utilisaient une langue non identifiée.

Au cours de cette attaque, les malfaiteurs ont emporté plusieurs biens, notamment 60 verres d’arachides, deux draps de lit, cinq litres d’huile de palme ainsi que du sel de cuisine, avant de prendre la direction de l’Ouest.

Le lendemain, dimanche 22 mars, en raison de l’insuffisance des éléments des forces de sécurité, le chef de localité a mobilisé quelques jeunes volontaires pour tenter de poursuivre les assaillants. « Ces derniers ont réussi à retrouver deux suspects, qui leur auraient révélé qu’ils étaient nombreux dans la zone, tout en affirmant que leur présence ne devait pas être signalée aux éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Face à ces révélations inquiétantes, les jeunes, pris de peur, ont préféré rebrousser chemin et alerter la communauté », a-t-il poursuivi.

La situation s’est aggravée le lundi 23 mars, lorsque des informations ont fait état d’un nouvel acte de pillage attribué aux mêmes individus. Cette fois-ci, l’attaque aurait eu lieu à environ deux kilomètres du centre de Limolo, en direction de Mbamu. « Ces assaillants y ont dérobé deux téléphones Android, des vêtements ainsi que des vivres, avant de disparaître à nouveau vers l’Ouest », a-t-il ajouté.

Ces incidents répétés plongent les populations locales, notamment les agriculteurs vivant le long de l’axe Ngilima-Bangadi, dans un climat de peur permanente. Les activités champêtres, essentielles à leur subsistance, sont désormais perturbées par la crainte de nouvelles attaques.

Par ailleurs, la présence continue des éleveurs Mbororo dans plusieurs villages de cette région est également signalée comme un facteur d’inquiétude supplémentaire pour les habitants, déjà confrontés à une insécurité grandissante. Les autorités sécuritaires ne se sont pas encore prononcées sur ces incidents.

Rédaction

Haut-Uele : insécurité à Dungu, 10 suspects dont trois évadés de la prison centrale d’Isiro et 3 femmes officiellement présentés au comité local de sécurité

L’administrateur du territoire de Dungu a tenu ce mardi 24 mars 2026, une réunion de sécurité élargie avec les forces vives de ce territoire de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Au cours de cette réunion, il s’agissait d’évaluer l’opération de patrouille mixte, lancée depuis deux semaines dans la région pour lutter contre l’insécurité croissante observée.

Lors de cette réunion, le Colonel Nicolas Kipuanzi Suedesse, le commandant de la police nationale dans le territoire de Dungu, a présenté officiellement les 10 suspects identifiés comme étant les auteurs de cette situation qui a plongé la population dans un climat d’inquiétude totale.

Parmi les 10 suspects arrêtés, se trouvent 3 anciens évadés, considérés comme des voleurs qualifiés, qui avaient été arrêtés à la prison centrale d’Isiro avant de s’évader. À leurs côtés, 3 femmes sont poursuivies pour recel de malfaiteurs. Les quatre autres suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, dont un taximan identifié comme leur chargé de transport. La 11ieme personne a été à la base d’un scandale ce lundi dans le quartier Musa,en territoire de Niangara voisin et dont l’ouverture du dossier est prévu incessamment.

L’administrateur du territoire, Marcel Abule, qui a présidé cette assise, a salué les efforts des forces de sécurité et la collaboration de la population, qu’il a appelée à continuer à renforcer la vigilance.

Tout en signalant que ces personnes sont visées par un dossier d’ordre sécuritaire, il a indiqué que leur audition pourrait se poursuivre et qu’elles pourraient être transférées au niveau du comité provincial de sécurité à Isiro pour le traitement de leur dossier.

Rédaction

Haut-Uele : arrestation de 10 suspects, dont 3 femmes, pour insécurité à Dungu,le Colonel Kipuenzi salue la coopération citoyenne

Le Colonel Nicolas Kipuenzi Suedesse a salué la franche collaboration entre la population et la Police Nationale Congolaise, qu’il considère comme un levier essentiel dans la lutte contre l’insécurité dans le territoire de Dungu.
S’exprimant au cours d’un entretien accordé à la presse locale, l’officier supérieur a félicité les habitants pour leur implication active aux côtés des forces de l’ordre, une coopération qui a permis de traquer et d’arrêter plusieurs ennemis de la paix.

« Grâce à la collaboration entre nos forces et la population, nous avons été en mesure d’interpeller plus de dix malfaiteurs, dont des leaders connus sous les pseudonymes de Fofana et Chikito », a-t-il déclaré.

Selon lui, les opérations ont débuté après l’identification de ces groupes le samedi 14 mars 2026. Une première vague d’arrestations a permis d’appréhender trois suspects. Par la suite, dans la nuit du 16 au 17 mars, d’autres individus ont été arrêtés pour association de malfaiteurs.

Le Colonel a également précisé que parmi les personnes interpellées figuraient trois jeunes femmes accusées d’avoir hébergé ces criminels.

Enfin, quatre autres suspects ont été arrêtés, dont les présumés chefs de bande Fofana et Chikito.
Face à cette situation, le Colonel Nicolas Kipuenzi Suedesse appelle la population à maintenir cette dynamique de collaboration en dénonçant tout cas d’insécurité ou tout comportement suspect.

Il a en outre lancé un message particulier à la jeunesse, majoritairement impliquée dans ces actes, l’exhortant à se désolidariser de ces pratiques néfastes et à s’engager plutôt pour la paix et le développement de la communauté.

En cas de besoin ou pour signaler toute situation suspecte, la population est invitée à contacter les services de sécurité au numéro suivant : *0816879761* .
Cette synergie entre la population et les forces de sécurité apparaît aujourd’hui comme un pilier indispensable pour restaurer durablement la paix dans la région.

Samuel Manota

Haut-Uele : les territoires de Dungu et Niangara unissent leurs forces pour restaurer la sécurité

Dans le but de lutter efficacement contre l’insécurité persistante dans les territoires voisins de Dungu et Niangara, une importante réunion conjointe des comités locaux de sécurité s’est tenue ce mardi 17 mars 2026 à l’office de l’administrateur du territoire de Dungu.

Cette rencontre stratégique a réuni l’administrateur du territoire de Dungu, Marcel Abule Kpineliede, accompagné de son comité local de sécurité élargi, et son homologue de Niangara, Bob Manzoko, venu avec sa délégation sécuritaire.

L’objectif principal était d’harmoniser les stratégies et de renforcer la collaboration entre les deux entités, confrontées à des défis sécuritaires similaires.
Au cours des échanges, les deux autorités territoriales ont analysé la situation sécuritaire actuelle et se sont accordées sur plusieurs mesures concrètes visant à mettre fin durablement à l’insécurité dans cette partie de la province du Haut-Uele.

Parmi les résolutions prises figurent le renforcement de la coopération interterritoriale, la mutualisation des renseignements et l’organisation régulière de réunions conjointes d’évaluation.
Satisfait du bon déroulement des travaux, l’administrateur du territoire de Niangara a appelé les populations à jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix, notamment en dénonçant tout mouvement suspect ou toute présence étrangère inquiétante dans leurs milieux respectifs.

De son côté, l’administrateur du territoire de Dungu a exhorté les habitants à l’unité et à la vigilance afin de barrer la route aux ennemis de la paix. Il a insisté sur l’importance de la collaboration entre la population et les services de sécurité pour éradiquer définitivement les menaces.
Cette initiative conjointe marque ainsi un pas important vers le haut rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans les territoires de Dungu et Niangara, longtemps affectés par des actes d’insécurité.

Samuel Manota

Haut-Uele : Dungu et Niangara unissent leurs forces pour restaurer la sécurité

Dans le but de lutter efficacement contre l’insécurité persistante dans les territoires voisins de Dungu et Niangara, une importante réunion conjointe des comités locaux de sécurité s’est tenue ce mardi 17 mars 2026 à l’office de l’administrateur du territoire de Dungu.

Cette rencontre stratégique a réuni l’administrateur du territoire de Dungu, Marcel Abule Kpineliede, accompagné de son comité local de sécurité élargi, et son homologue de Niangara, Bob Manzoko, venu avec sa délégation sécuritaire.

L’objectif principal était d’harmoniser les stratégies et de renforcer la collaboration entre les deux entités, confrontées à des défis sécuritaires similaires.
Au cours des échanges, les deux autorités territoriales ont analysé la situation sécuritaire actuelle et se sont accordées sur plusieurs mesures concrètes visant à mettre fin durablement à l’insécurité dans cette partie de la province du Haut-Uele.

Parmi les résolutions prises figurent le renforcement de la coopération interterritoriale, la mutualisation des renseignements et l’organisation régulière de réunions conjointes d’évaluation.
Satisfait du bon déroulement des travaux, l’administrateur du territoire de Niangara a appelé les populations à jouer un rôle actif dans la consolidation de la paix, notamment en dénonçant tout mouvement suspect ou toute présence étrangère inquiétante dans leurs milieux respectifs.

De son côté, l’administrateur du territoire de Dungu a exhorté les habitants à l’unité et à la vigilance afin de barrer la route aux ennemis de la paix. Il a insisté sur l’importance de la collaboration entre la population et les services de sécurité pour éradiquer définitivement les menaces.
Cette initiative conjointe marque ainsi un pas important vers le haut rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans les territoires de Dungu et Niangara, longtemps affectés par des actes d’insécurité.

Samuel Manota

Haut-Uele : préoccupé par la situation sécuritaire à Dungu, le député provincial Me Floribert Siuka lance un appel de compassion, de félicitations et de vigilance

Le député provincial Maître Floribert Siuka Makofi, élu du Territoire de Dungu en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo, exprime sa préoccupation face à la situation sécuritaire alarmante qui prévaut dans sa circonscription électorale depuis un certain temps.

Dans une interview accordée à votre média ce dimanche 15 mars 2026, il a annoncé qu’il s’est rendu en urgence dans sa base pour suivre de près cette situation.

« Je condamne ces actes d’incriminalité dans ma base électorale et j’adresse mes sincères condoléances aux familles éprouvées par ces agissements criminels. Je ne pouvais pas rester indifférent, c’est pourquoi je suis venu en urgence pour me rendre compte personnellement de la situation et sensibiliser mes électeurs à être vigilants. La sécurité est l’affaire de tous. La sécurité, c’est mon affaire, c’est aussi ton affaire. Nous devons tous nous mobiliser main dans la main avec les services de sécurité pour mettre hors d’état de nuire les malfrats qui mettent en péril la vie de nos concitoyens ici à Dungu », a-t-il déclaré.

Il a également salué l’engagement des services de sécurité ainsi que la vigilance de la population, qui ont conduit à l’arrestation de quelques personnes présumées auteurs de cette insécurité.

Me Siuka a exprimé le souhait que ces malfrats soient jugés en audience foraine et publique afin d’éclairer la population et de servir à l’exemple pour les autres.

« En ce qui concerne l’arrestation de ces présumés auteurs, je félicite les jeunes et les services de sécurité qui ont réussi à mettre la main sur eux. Cependant, je condamne fermement la justice populaire. J’appelle la population à collaborer avec la justice et à ne pas se faire justice elle-même », a-t-il poursuivi.

Tout en condamnant la justice populaire, Me Makofi a encouragé la population à maintenir une parfaite collaboration avec les agents de sécurité et à leur signaler toute personne suspecte afin de permettre à la justice d’établir les responsabilités.

Rappelons que le Territoire de Dungu est devenu, depuis un certain temps, le théâtre d’une insécurité grandissante, entraînant meurtres, viols, vols, menaces nocturnes et autres actes criminels.

Cette situation a plongé la population dans une inquiétude totale. Le samedi dernier, plusieurs personnes présumées auteurs et complices de ces actes ont été appréhendées et arrêtées, provoquant une panique généralisée dans la ville où la population réclamait ces criminels présumés pour une justice populaire.

Rédaction

Haut-Uele / sécurité : incursion et présence massive des éleveurs Mbororo signalées dans plusieurs entités de Dungu

Les éleveurs Mbororo occupent de plus en plus plusieurs entités des parties nord-est et nord-ouest de la cité de Dungu, en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo, à la frontière avec le Soudan du Sud.

Selon les informations reçues de l’équipe des opérateurs phoniques de la Caritas Développement du diocèse de Dungu-Doruma, chargés des alertes précoces, la situation devient préoccupante dans la région.

Un cas récent a été signalé à Kapili, chef-lieu du groupement Kpele, dans la chefferie Wando, située à 75 km au nord-ouest de Dungu. Le 10 mars 2026, cinq (5) éleveurs Mbororo, dont trois étaient armés d’AK-47 et munis de plusieurs chargeurs, ont fait incursion dans le champ d’un paysan se trouvant à 1 km de la traversée de la rivière Kapili (axe Kapili-Bangadi).

« Ils lui ont demandé de leur vendre du manioc. Comme ce dernier avait refusé, ces éleveurs sont entrés dans sa maison, ravissant 9 bassins (copal) de paddy et extrayant le manioc de son champ pour leur propre besoin, avant de prendre la direction Est », témoigne notre source.

Cette situation inquiète grandement la population locale qui ne peut plus vaquer à ses travaux champêtres et de pêche, activités essentielles à leur survie quotidienne.

Le même jour, un autre incident a été signalé à la localité Nakale, située à 8 kilomètres de Duru (couvrant les groupements Gbazi et Ngwawele). Des éléments des FARDC, lors d’une fouille, ont découvert un éleveur Mbororo près de son troupeau, muni d’une arme AK-47 et de cinq chargeurs. Ce dernier a été interpellé et amené à Duru pour la poursuite de l’enquête.

Par ailleurs, le 8 mars 2026, aux environs de 15 heures locales, alors que les femmes commémoraient la journée internationale qui leur est dédiée, un paysan se rendant à Diagbe sur son vélo a été attaqué par un groupe important d’éleveurs Mbororo dans la localité Nakpanga, située à 7 km à l’ouest de Diagbe (160 km au nord-ouest de Dungu). Selon le témoignage de la victime, plusieurs coups de feu ont été tirés au-dessus de lui pendant qu’il conduisait son vélo. Pris de peur, il a abandonné son vélo et s’est enfui dans la brousse.

« Après avoir passé plusieurs heures caché dans la brousse, il est sorti tard dans la nuit pour récupérer son vélo et continuer vers Diagbe », a-t-on appris.

La présence croissante des Mbororo devient ainsi une source d’insécurité grandissante, plongeant la population dans une inquiétude sans précédent dans la région.

Sur le même axe, à 2 kilomètres au sud de Kana, le 10 mars 2026, un affrontement s’est produit entre les éléments de la FARDC et une dizaine d’hommes armés non identifiés. Le bilan fait état d’un assaillant tué. Après cet affrontement, les assaillants ont emprunté la direction est en traversant la route vers le Soudan du Sud.

« Selon les informations reçues, il se peut que les éleveurs Mbororo qui se trouvent autour de Kana aient également été attaqués par ces hommes armés non identifiés la veille. C’est alors que ces éleveurs sont sortis pour informer les éléments de la FARDC présents à Kana. » a-t-on appris.

Rédaction