En territoire de Dungu, la nouvelle société civile congolaise déplore la situation sécuritaire alarmante dans cette entité territoriale de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration faite à la presse ce mercredi 11 mars 2026, elle interpelle les autorités sur la nécessité de prendre au sérieux cette situation préoccupante.
« Le premier trimestre de l’année 2026 est un véritable calvaire du point de vue sécuritaire en territoire de Dungu : viols et meurtres de femmes, incursions d’hommes armés non identifiés, vols qualifiés… On se demande si l’État a encore les prérogatives de sécuriser la population. Où vont nos plaidoyers ? Où sont les autorités ? Nous vivrons sur le “qui-vive” jusqu’à quand ? » s’est interrogé Pierre Patile, le coordonnateur de la nouvelle société civile congolaise du territoire de Dungu.
Ce leader communautaire a appelé les autorités politiques et administratives à renforcer la sécurité aux frontières, à établir des barrières adéquates et à organiser des patrouilles mixtes dynamiques afin de rétablir l’ordre.
« Nous en avons marre ! La sécurité du peuple d’abord », a-t-il déclaré.
Il a également exhorté la population à continuer de dénoncer tout suspect et à collaborer étroitement avec les autorités compétentes pour garantir la sécurité.
Rappelons que la situation sécuritaire dans le chef-lieu du territoire de Dungu reste précaire depuis le début de l’année 2026. Au total, deux femmes ont été violées et tuées sauvagement par leurs bourreaux, dont les traces demeurent sans suite. Les vols et cambriolages deviennent de plus en plus monnaie courante dans la ville.
Rédaction
