Dungu : situation sécuritaire inquiétante, présence d’hommes armés non identifiés signalée à Kapili et ses environs

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la localité de Kapili, située à environ 75 kilomètres au nord-ouest de Dungu, dans la province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Des sources d’alerte communautaire, mises en place par la coordination de Caritas Catholique et reliées par des radios phoniques, signalent plusieurs incidents survenus entre le 21 et le 23 mars 2026, témoignant d’une recrudescence de l’insécurité dans cette partie du territoire.

Selon les informations recueillies, le samedi 21 mars 2026, aux environs de 17 heures, le domicile d’un habitant, identifié comme Monsieur Edmond, a été la cible d’une incursion menée par trois hommes armés, à environ un kilomètre au sud de Kapili. Deux d’entre eux étaient munis de fusils de type AK-47, tandis que tous portaient des tenues assimilables à celles de la Police nationale congolaise (PNC). L’un des assaillants s’exprimait en pazande, tandis que les deux autres utilisaient une langue non identifiée.

Au cours de cette attaque, les malfaiteurs ont emporté plusieurs biens, notamment 60 verres d’arachides, deux draps de lit, cinq litres d’huile de palme ainsi que du sel de cuisine, avant de prendre la direction de l’Ouest.

Le lendemain, dimanche 22 mars, en raison de l’insuffisance des éléments des forces de sécurité, le chef de localité a mobilisé quelques jeunes volontaires pour tenter de poursuivre les assaillants. « Ces derniers ont réussi à retrouver deux suspects, qui leur auraient révélé qu’ils étaient nombreux dans la zone, tout en affirmant que leur présence ne devait pas être signalée aux éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Face à ces révélations inquiétantes, les jeunes, pris de peur, ont préféré rebrousser chemin et alerter la communauté », a-t-il poursuivi.

La situation s’est aggravée le lundi 23 mars, lorsque des informations ont fait état d’un nouvel acte de pillage attribué aux mêmes individus. Cette fois-ci, l’attaque aurait eu lieu à environ deux kilomètres du centre de Limolo, en direction de Mbamu. « Ces assaillants y ont dérobé deux téléphones Android, des vêtements ainsi que des vivres, avant de disparaître à nouveau vers l’Ouest », a-t-il ajouté.

Ces incidents répétés plongent les populations locales, notamment les agriculteurs vivant le long de l’axe Ngilima-Bangadi, dans un climat de peur permanente. Les activités champêtres, essentielles à leur subsistance, sont désormais perturbées par la crainte de nouvelles attaques.

Par ailleurs, la présence continue des éleveurs Mbororo dans plusieurs villages de cette région est également signalée comme un facteur d’inquiétude supplémentaire pour les habitants, déjà confrontés à une insécurité grandissante. Les autorités sécuritaires ne se sont pas encore prononcées sur ces incidents.

Rédaction

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