Sécurité

Haut-Uele / Affaire Sambia : de l’alerte à la contradiction, Benjamin Afuka appelle à la vigilance et à une prévention rigoureuse

La fumée noire persiste dans la région de Sambia, épicentre d’un conflit entre la chefferie Wando (territoire de Dungu) et celle de Logo-Ogambi (territoire de Faradje). Ce différend, qui dure depuis la fin de l’année 2024, a conduit à des pertes humaines et à d’importants dégâts matériels en janvier dernier.

Dans une déclaration récente, le Député Provincial Me Floribert Makofi, élu du territoire de Dungu, a interpellé les autorités provinciales sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux rumeurs selon lesquelles un groupe de personnes provenant de Faradje menacerait de revenir dans cette région conflictuelle en juillet prochain.

Cette déclaration a été qualifiée de « fausse alerte » par le coordonnateur de la société civile de Faradje, qui a dénoncé une tentative de semer la psychose au sein de ces deux communautés sœurs.

En réponse à cette situation, Benjamin Afuka, jeune leader du territoire de Dungu, appelle les autorités à prendre en compte cette problématique afin d’éviter des escalades de violence. Selon lui, « la vigilance et la prévention » sont des étapes cruciales pour prévenir les dégâts observés par le passé et garantir un avenir pacifique.

« Nous interpellons nos autorités provinciales et nationales à prendre au sérieux cette situation de Sambia. Cela nécessite de renforcer la sécurité et d’instaurer les mesures nécessaires pour que le pire n’arrive pas. Nous attendons avec impatience le résultat de l’Institut National Géographique qui permettra de trancher définitivement ce litige entre ces deux populations qui vivent ensemble depuis longtemps. Nous, les Zande et les Logo, constituons une famille. Nous mettons en garde tous les détracteurs ou semeurs de troubles qui cherchent à créer la terreur au sein de cette communauté », a-t-il déclaré.

Rédaction

Haut-Uele / TRANSVCOM : interdiction formelle des mineurs au volant dans l’ensemble de la province (Note Circulaire)

Cette mesure a été annoncée ce mercredi 18 juin 2025 lors d’une grande rencontre organisée au gouvernorat d’Isiro par le Ministère des Transports et Voies de Communication, dirigé par l’Honorable Paypay Gundo Jean-Louis. Elle fait suite à une décision prise lors du Conseil des ministres du vendredi précédent, visant à lutter efficacement contre les accidents de la route qui deviennent récurrents dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Cette note circulaire est adressée à Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial de l’Intérieur, au Chef de Division des Transports et Voies de Communication, au Maire de la Ville, au Président des Associations de Taxi-moto à deux et trois roues, au Commandant de la Police de la Circulation Routière, ainsi qu’à Messieurs et Mesdames les Administrateurs de Territoire et Monsieur le Président de l’ACECO, qu’il s’agisse de véhicules publics ou privés.

“Il est formellement interdit d’utiliser des mineurs dans le transport public ou privé par voie terrestre, tant comme employés, avec ou sans rémunération. Quiconque mettra à la disposition d’un mineur un moyen de transport sera tenu seul responsable des dommages causés par ce mineur. Tout engin trouvé en circulation sous la conduite d’un mineur sera immédiatement arrêté, et celui qui l’y aura employé répondra devant les instances judiciaires…”, peut-on lire dans cette circulaire signée le 17 juin 2025 par le Ministre de tutelle, au nom de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province de Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu.

Les participants ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative et ont manifesté leur volonté de vulgariser cette mesure. Ils ont également formulé plusieurs recommandations au gouvernement provincial, telles que l’intensification de la sensibilisation à travers les radios locales, l’installation de signaux routiers dans la province, l’organisation d’ateliers de formation à cet égard, ainsi que l’augmentation du nombre d’agents de la police de circulation routière.

De plus, il est interdit de transporter plus de deux personnes sur la même moto. Les chauffeurs du gouvernement provincial sont également invités à respecter cette note circulaire, tout comme les conducteurs des engins de la police.

Enfin, le Ministre Provincial de l’Intérieur a exhorté la population à faire preuve de vigilance et à dénoncer tout cas suspect constaté dans la province.

Gabriel GIMINYASI IZAYO

Haut-Uele / TRANSVCOM : Interdiction des mineurs au volant dans la province de Haut-Uele (Note Circulaire)

Cette mesure a été annoncée ce mercredi 18 juin 2025 lors d’une grande rencontre organisée au gouvernorat d’Isiro par le Ministère des Transports et Voies de communication, dirigé par l’Honorable Paypay Gundo Jean-Louis. Elle fait suite à une décision prise lors du Conseil des ministres du vendredi dernier, visant à lutter efficacement contre les accidents qui deviennent récurrents dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Cette note circulaire est adressée à Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial de l’Intérieur, au Chef de Division des Transports et Voies de Communication, au Maire de la Ville, au Président des Associations de Taxi-moto à deux et à trois roues, au Commandant de la Police de la Circulation Routière, ainsi qu’à Messieurs et Mesdames les Administrateurs de Territoire et Monsieur le Président de l’ACECO, qu’il s’agisse de véhicules publics ou privés.

“Il est formellement interdit d’utiliser des mineurs dans le transport public ou privé par voie terrestre, tant comme employés, avec ou sans rémunération. Quiconque aura mis à la disposition d’un mineur un moyen de transport sera tenu seul responsable des dommages causés par ce mineur. Tout engin trouvé en circulation sous la conduite d’un mineur sera immédiatement arrêté, et celui qui l’y aura employé répondra devant les instances judiciaires…”, peut-on lire dans cette circulaire signée le 17 juin 2025 par le Ministre de tutelle, au nom de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province de Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu.

Très satisfaits de cette initiative, les participants ont exprimé leur volonté de vulgariser cette mesure. Ils en ont profité pour formuler plusieurs recommandations au gouvernement provincial, telles que l’intensification de cette sensibilisation à travers les radios locales, l’installation de signaux routiers dans la province, l’organisation d’ateliers de formation à cet égard, ainsi que l’augmentation du nombre d’agents de la police de circulation routière.

De plus, il est interdit de transporter plus de deux personnes sur la même moto. Les chauffeurs du gouvernement provincial sont également invités à respecter cette note circulaire, tout comme les conducteurs des engins de la police.

Enfin, le Ministre Provincial de l’Intérieur a exhorté la population à faire preuve de vigilance et à dénoncer tout cas suspect constaté dans la province.

Gabriel GIMINYASI IZAYO

Dungu : mise en garde aux usagers des routes sur le non-respect du code et des règlements routiers face à la recrudescence des accidents mortels

C’est un rappel à l’ordre de Marcel Abule Kpineliede, Administrateur du Territoire de Dungu, lors d’un entretien avec la presse locale de la région. Cette autorité locale lance ce message suite à la recrudescence des accidents mortels dans cette entité de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Marcel Abule Kpineliede note avec amertume la multiplication des accidents de la circulation, qui est désormais une source d’inquiétude majeure pour la communauté. « Perdre un être humain dans un accident est plus qu’une épidémie. Nous devons veiller au respect du code et des règlements routiers pour éviter toute sorte d’accidents », a déclaré Marcel Abule Kpineliede, soulignant l’urgence de la situation et la nécessité d’une prise de conscience collective.

Pour endiguer cette vague d’incidents, il annonce la tenue d’une réunion de grande importance pour le mardi 17 juin 2025. Y sont attendus les chefs de service du Transport et des Voies de Communication (Tarascon), les représentants de la police de circulation, les responsables des associations de taxis-motos, ainsi que les membres de la société civile. L’objectif de cette rencontre est de trouver des solutions concertées et efficaces pour renforcer la sécurité routière et prévenir de nouveaux drames à Dungu.

Blaise Kazine

La Fondation Kinalegu dénonce les conditions inhumaines des détenus à la prison centrale de Dungu

Lors d’une visite de monitoring des droits de l’homme à la fin du mois de mai dernier, le département Genre et Famille de la Fondation Kinalegu a constaté avec consternation les conditions de vie alarmantes des détenus de la prison centrale de Dungu. Cette mission a révélé un environnement carcéral marqué par une extrême précarité, où l’hygiène, l’alimentation et l’accès aux soins médicaux sont gravement compromis.

Les détenus sont contraints de vivre dans des dortoirs sans lits ni matelas, dans une insalubrité critique. Nombre d’entre eux sont incarcérés depuis des années sans avoir été jugés, victimes d’une lenteur judiciaire déconcertante. Certains sont en détention pour des infractions mineures, comme le cas d’un prisonnier accusé simplement de vol présumé dans son propre cercle familial. Pire encore, les nouveaux détenus sont contraints de verser une somme de 300 000 francs congolais sous prétexte de « frais de bougie », une pratique qui soulève de vives préoccupations.

Sur le plan alimentaire, la situation est dramatique : cela fait neuf mois que les détenus souffrent de rupture alimentaire, aggravant leur vulnérabilité. À cela s’ajoute l’absence de médicaments pour ceux qui tombent malades, exposant ces personnes à des risques sanitaires graves.

Face à ces constats accablants, la Fondation Kinalegu condamne fermement ce qu’elle considère comme une violation flagrante des droits humains. La privation de liberté ne doit en aucun cas se traduire par des conditions de détention inhumaines. Nous appelons les autorités locales, provinciales et nationales à prendreg des mesures urgentes afin de restaurer les droits fondamentaux des détenus de la prison centrale de Dungu.

La Fondation réitère son engagement en faveur de la justice et de la dignité humaine, et vu exhorte les acteurs impliqués à agir sans tarder pour une réforme du système carcéral de la prison centrale de Dungu

Haut-Uele : le lieutenant Général Pacific Masunzu très préoccupé par la problématique des éleveurs Mbororo dans le secteur opérationnel Uele

Le mardi 10 juin 2025, le Lieutenant Général Masunzu Pacific, commandant de la troisième zone de défense, a effectué une visite significative dans la province du Haut Uélé. Arrivé à bord d’un Antonov 26B à l’aéroport d’Isiro-Matari, situé dans la ville d’Isiro, il avait pour objectif principal d’évaluer la situation sécuritaire de cette région stratégique du pays.

Dès son arrivée, le général Masunzu s’est dirigé vers Niangara, où se trouve l’état-major du 305ème régiment. Au cours de cette inspection, il a notamment visité le lieu de cantonnement des éleveurs mbororo, témoignant ainsi de son intérêt pour les dynamiques locales et les enjeux sécuritaires liés à la cohabitation entre différentes communautés. Cette étape de sa visite souligne l’importance d’une approche inclusive et attentive aux réalités du terrain dans la gestion des questions de sécurité.

Après avoir pris connaissance des conditions sur le terrain à Niangara, le Lieutenant Général s’est ensuite rendu à Dungu, où il a rencontré les membres de l’état-major du secteur opérationnel Uélé. Ce travail collaboratif vise à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées dans cette région en proie à divers défis sécuritaires.

La tournée du commandant de la troisième zone de défense ne s’arrête pas là. Après sa mission dans le Haut Uélé, il regagnera Kisangani en passant par la province du Bas Uélé, à Buta. Ce déplacement témoigne de l’engagement continu des autorités militaires à assurer la sécurité et la stabilité dans l’ensemble du territoire national.

Rédaction

Haut-Uele : l’appel à la discipline lancé par le Gouverneur Jean Bakomito aux éléments de la police du commissariat provincial

Le Gouverneur du Haut-Uele, l’Honorable Jean Bakomito Gambu a appelé les éléments de la police nationale congolaise, réunis à l’état major du commissariat provincial à Isiro à la discipline. C’était lors de la présentation mardi 03 juin, d’un groupe de malfrats arrêtés lors des patrouilles nocturnes dans le chef-lieu de la province.

Il a déploré quelques cas de vols à travers les quartiers de la ville. Profitant de l’occasion, le gouverneur Jean Bakomito a invité les éléments de l’ordre à faire preuve d’efficacité et de professionnalisme dans l’accomplissement de leur mission régalienne qui consiste à protéger la population et ses biens.

“Je suis venu rappeler aux éléments de la police la mission qui leur est confiée.La police doit avoir dans ses rangs des hommes et des femmes disciplinés qui suivent les directives de leur commandement”, a-t-il déclaré.

L’autorité provinciale a condamné avec fermeté des comportements compromettants constatés lors des patrouilles. Le chef de l’exécutif provincial a prévenu tout homme en uniforme qui s’évertuerait dans les anti valeurs, telle que la commercialisation des produits prohibés. Il a rassuré des poursuites contre les récalcitrants, conformément aux lois en vigueur dans le pays.

Cellule de Communication/ Gouvernorat Haut-Uele.

Dungu : la société civile lance un appel urgent à l’action concrète après l’expiration de l’ultimatum donné aux éleveurs Mbororo

L’ultimatum accordé aux éleveurs Mbororo pour rejoindre le centre de cantonnement et d’identification à Nambia, en territoire de Niangara, a expiré le 31 mai dernier. Cet ultimatum, qui devait être suivi de mesures de représailles contre les éleveurs récalcitrants, n’a pas produit les résultats escomptés.

Wayway Lebon, coordonnateur de la Société Civile Forces Vives du Territoire de Dungu, a exprimé son inquiétude face à l’absence de mouvement observé parmi les Mbororo.

« Nous avons accueilli avec espoir la décision de notre armée concernant le cantonnement et l’identification des éleveurs Mbororo, estimant que cela pourrait enfin répondre aux attentes de la population après des décennies de tensions. Malheureusement, depuis l’annonce de cette mesure, nous n’avons constaté aucun déplacement des Mbororo vers le centre de cantonnement, malgré l’expiration de l’ultimatum», a-t-il déploré.

Lebon a également souligné que la société civile espérait voir, comme annoncé par l’armée, le début de représailles contre ces éleveurs qui persistent à ignorer cette mesure ainsi que les lois du pays.
« Nous souhaitions observer des actions concrètes, mais jusqu’à présent, rien n’a été observé, selon nos différentes évaluations», a-t-il ajouté.

Cet acteur de la société civile craint que cette mesure ne demeure lettre morte, à l’instar d’autres décisions prises précédemment par le gouvernement provincial sortant. Il appelle donc à l’adoption de mesures contraignantes pour faire partir ces éleveurs, non seulement vers le lieu de cantonnement, mais également vers leur pays d’origine.

Nos tentatives pour joindre le porte-parole de l’armée n’ont pas abouti. Cependant, lors d’un entretien avec la presse locale le week-end dernier, le capitaine July Mba a annoncé qu’une rencontre sécuritaire serait organisée pour évaluer cette décision et prendre les mesures adéquates.

La situation à Dungu reste préoccupante et les attentes de la population demeurent élevées quant à une action efficace des autorités compétentes.

Rédaction

Haut-Uele : le député provincial Me Placide Ombeni interpelle le Gouverneur Jean Bakomito à prendre des mesures adéquates face à l’insécurité croissante à Watsa

L’insécurité grandissante fait parler d’elle dans le territoire de Watsa en province du Haut Uele. Le cas le plus récent est celui de l’assassinat d’un opérateur économique dans la cité minière de Durba par des bandits à mains armées. Cette sale opération menée dans la soirée du jeudi 22 Mai dernier préoccupe au plus haut niveau le député provincial Maître Ombeni Kavunga Placide.

Au cours d’un entretien avec la presse, l’élu de Watsa d’abord présenté ses condoléances à la famille éprouvée avant de promettre continuer la lutte pour que les autorités compétentes garantissent la sécurité à ses électeurs.

« Nous sommes tellement inquiétés par la situation sécuritaire et nous promettons que nous allons continuer à plaider la cause de la population. J’irai personnellement voir le gouverneur de la province en tant que numéro un de la sécurité de cette province à fin qu’il prenne des mesures rigoureuses et urgentes pour mettre fin à cette insécurité dans notre territoire de Watsa», a déclaré l’honorable Maître Ombeni Kavunga Placide.

Le président de la commission PAJ de l’assemblée provinciale du Haut Uele a , par ailleurs, appelé la population à la vigilance, à la dénonciation des cas suspects et à la collaboration avec les agents de l’ordre en vue de faire régner l’ordre.

Il est important de rappeler que le cas d’assassinat de ce jeune commerçant de Durba vient accroître le nombre des cas de criminalité dans le territoire de Watsa.

Rédaction

Haut-Uele : les activités des Sapeurs-pompiers suspendues sur toute l’étendue de la province

Dans une lettre récente adressée aux autorités de la province du Haut-Uélé, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela, a annoncé la suspension des activités des sapeurs-pompiers sur l’ensemble de la province du Haut-Uele. Cette décision a été prise afin de prévenir tout désordre et d’éviter l’usurpation de pouvoir par certains éléments mal intentionnés au sein de ce service public.

Selon les informations fournies, cette mesure fait suite à des comportements préoccupants observés parmi certains membres du corps des sapeurs-pompiers, dirigés par le commandant provincial Asifiwe Kakule Muhimwali. Ces éléments auraient agi dans le but de servir des intérêts personnels, compromettant ainsi la sécurité et le bien-être des citoyens.

La suspension des activités vise à protéger la population et à rétablir l’ordre dans cette province. Les autorités compétentes travaillent activement à la mise en place de mesures adéquates pour garantir que les services de secours puissent reprendre leurs fonctions dans un cadre légal et éthique.

Le ministre Ambambela appelle à la compréhension et à la coopération de tous les citoyens durant cette période délicate. Il souligne également l’importance de maintenir un dialogue constructif afin de résoudre les problèmes internes au sein du service des sapeurs-pompiers.

Victorine Bavunguwe,