2026

Haut-Uele : quand la situation salariale des enseignants de Dungu est regardée avec un œil de dédain, c’est tout un avenir éducatif qui est sacrifié

Depuis le mois de décembre 2025, les enseignants de la sous-division de Dungu, dans la province éducationnelle Haut-Uele 2, vivent une situation alarmante et désespérante. Leur dernier salaire remonte à plus de cinq mois, laissant ces éducateurs dans l’incertitude et la précarité. Alors qu’ils étaient auparavant payés localement par IFOD en partenariat avec la Caritas du diocèse de Dungu-Doruma, ils seraient orientés vers la banque Equity BCDC, un nouveau partenaire dont les promesses se sont transformées en désillusions.

L’angoisse règne parmi les enseignants, qui ne voient aucun signe d’amélioration. Les promesses d’identification des enseignants, annoncées dès le début du mois de février, semblent s’éloigner comme un mirage. Cette opération essentielle, censée donner un nouvel élan à la situation, est perçue par beaucoup comme une avenue sans issue. Les enseignants sont laissés dans l’ignorance, priant pour que des solutions concrètes se manifestent.

Cette crise de paiement a des conséquences désastreuses sur le quotidien scolaire. Dans plusieurs établissements visités, l’enseignement est devenu sporadique et chaotique. Les enseignants, découragés et affamés, ne se présentent plus en classe que pour quelques heures, laissant les élèves dans l’incertitude et le désespoir.
« Les chefs d’établissement et les inspecteurs se retrouvent démunis face à cette situation. Comment peuvent-ils contrôler et motiver des enseignants qui peinent à subvenir à leurs besoins fondamentaux ?» Constate notre reporter sur terrain.

La qualité de l’éducation, déjà longtemps décriée dans cette région, est aujourd’hui mise à mal.
« Les élèves, qui méritent un enseignement de qualité, sont les premières victimes de cette crise. L’absence de rémunération régulière crée un climat d’angoisse et d’inquiétude qui nuit non seulement aux enseignants mais également à l’ensemble du système éducatif.» Reconnaît un enseignant qui a recueilli l’anonymat.

Le comité intersyndical, qui s’était engagé dans le processus comme le capitaine tenant le bâton vers la terre promise (bancarisation), qu’il estime comme solution adéquate, se voit maintenant au bord du naufrage et reste silencieux.
De l’autre côté,les élus locaux, autrefois impliqués dans la recherche de solutions à cette situation, se montrent également réservés malgré les promesses rassurantes tenues dans leurs récentes communications.

Deux dangers se présentent face à cette situation : le premier, celui de la qualité de l’enseignement, est déjà visible dans les écoles. Le deuxième danger est celui de craindre le retour des enseignants sans être payés après le congé de Pâques qui commence déjà ce samedi.

La grande question aujourd’hui est : la banquacarisation était-elle une solution au problème ? Ou bien Saint Pierre (IFOD) est-il tout simplement déshabillé pour habiller Saint Paul (Equity BCDC), qui sont tous deux de la même famille ?

Il est urgent que les autorités compétentes prennent conscience de l’ampleur de cette crise et agissent rapidement pour rétablir la situation. Les enseignants de Dungu méritent d’être rémunérés à la hauteur de leur engagement.
« Sans une intervention rapide et efficace, cette situation pourrait plonger davantage la sous-division de Dungu dans un cycle infernal de précarité et d’inefficacité éducative.» Lance cet enseignant .
La route vers le paradis éducatif semble aujourd’hui s’éloigner, laissant place à un véritable enfer pour ceux qui consacrent leur vie à l’éducation des générations futures.

Rédaction

Sport: la RDC rassure avant le grand rendez-vous de la finale intercontinentale le 31 mars prochain pour la Coupe du monde 2026

La RDC bat les Bermudes 2-0 en match amical
En préparation pour les prochaines échéances internationales, l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo a remporté une victoire convaincante de 2-0 face aux Bermudes lors d’un match amical disputé à Kinshasa.

Cette rencontre a permis au sélectionneur national d’évaluer son effectif et de donner du temps de jeu à certains nouveaux joueurs. Les Léopards ont dominé le match dès le début, monopolisant le ballon et se créant plusieurs occasions dangereuses.

La RDC a ouvert le score à la 25e minute par l’intermédiaire de Cédric Bakambu, qui a converti un penalty suite à une faute sur Meschack Elia. La deuxième période a été marquée par un contrôle continu du jeu par les Congolais, qui ont scellé la victoire à la 70e minute grâce à un but de Théo Bongonda, reprenant un centre précis d’Arthur Masuaku.
Cette victoire est de bon augure pour la RDC, qui s’apprête à affronter des défis majeurs dans les mois à venir.

Le sélectionneur a exprimé sa satisfaction quant à la performance de l’équipe et a souligné l’importance de ce type de match pour la cohésion du groupe et l’intégration de nouveaux éléments.

Cette victoire contre les Bermudes marque une étape positive dans la préparation des Léopards. L’équipe a montré de belles choses et semble prête à relever les défis à venir. Le sélectionneur continuera de travailler sur la tactique et l’intégration des joueurs pour optimiser les performances de l’équipe.

Blaise Kazine

Dungu : situation sécuritaire inquiétante, présence d’hommes armés non identifiés signalée à Kapili et ses environs

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la localité de Kapili, située à environ 75 kilomètres au nord-ouest de Dungu, dans la province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Des sources d’alerte communautaire, mises en place par la coordination de Caritas Catholique et reliées par des radios phoniques, signalent plusieurs incidents survenus entre le 21 et le 23 mars 2026, témoignant d’une recrudescence de l’insécurité dans cette partie du territoire.

Selon les informations recueillies, le samedi 21 mars 2026, aux environs de 17 heures, le domicile d’un habitant, identifié comme Monsieur Edmond, a été la cible d’une incursion menée par trois hommes armés, à environ un kilomètre au sud de Kapili. Deux d’entre eux étaient munis de fusils de type AK-47, tandis que tous portaient des tenues assimilables à celles de la Police nationale congolaise (PNC). L’un des assaillants s’exprimait en pazande, tandis que les deux autres utilisaient une langue non identifiée.

Au cours de cette attaque, les malfaiteurs ont emporté plusieurs biens, notamment 60 verres d’arachides, deux draps de lit, cinq litres d’huile de palme ainsi que du sel de cuisine, avant de prendre la direction de l’Ouest.

Le lendemain, dimanche 22 mars, en raison de l’insuffisance des éléments des forces de sécurité, le chef de localité a mobilisé quelques jeunes volontaires pour tenter de poursuivre les assaillants. « Ces derniers ont réussi à retrouver deux suspects, qui leur auraient révélé qu’ils étaient nombreux dans la zone, tout en affirmant que leur présence ne devait pas être signalée aux éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Face à ces révélations inquiétantes, les jeunes, pris de peur, ont préféré rebrousser chemin et alerter la communauté », a-t-il poursuivi.

La situation s’est aggravée le lundi 23 mars, lorsque des informations ont fait état d’un nouvel acte de pillage attribué aux mêmes individus. Cette fois-ci, l’attaque aurait eu lieu à environ deux kilomètres du centre de Limolo, en direction de Mbamu. « Ces assaillants y ont dérobé deux téléphones Android, des vêtements ainsi que des vivres, avant de disparaître à nouveau vers l’Ouest », a-t-il ajouté.

Ces incidents répétés plongent les populations locales, notamment les agriculteurs vivant le long de l’axe Ngilima-Bangadi, dans un climat de peur permanente. Les activités champêtres, essentielles à leur subsistance, sont désormais perturbées par la crainte de nouvelles attaques.

Par ailleurs, la présence continue des éleveurs Mbororo dans plusieurs villages de cette région est également signalée comme un facteur d’inquiétude supplémentaire pour les habitants, déjà confrontés à une insécurité grandissante. Les autorités sécuritaires ne se sont pas encore prononcées sur ces incidents.

Rédaction

Haut-Uele : insécurité à Dungu, 10 suspects dont trois évadés de la prison centrale d’Isiro et 3 femmes officiellement présentés au comité local de sécurité

L’administrateur du territoire de Dungu a tenu ce mardi 24 mars 2026, une réunion de sécurité élargie avec les forces vives de ce territoire de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Au cours de cette réunion, il s’agissait d’évaluer l’opération de patrouille mixte, lancée depuis deux semaines dans la région pour lutter contre l’insécurité croissante observée.

Lors de cette réunion, le Colonel Nicolas Kipuanzi Suedesse, le commandant de la police nationale dans le territoire de Dungu, a présenté officiellement les 10 suspects identifiés comme étant les auteurs de cette situation qui a plongé la population dans un climat d’inquiétude totale.

Parmi les 10 suspects arrêtés, se trouvent 3 anciens évadés, considérés comme des voleurs qualifiés, qui avaient été arrêtés à la prison centrale d’Isiro avant de s’évader. À leurs côtés, 3 femmes sont poursuivies pour recel de malfaiteurs. Les quatre autres suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, dont un taximan identifié comme leur chargé de transport. La 11ieme personne a été à la base d’un scandale ce lundi dans le quartier Musa,en territoire de Niangara voisin et dont l’ouverture du dossier est prévu incessamment.

L’administrateur du territoire, Marcel Abule, qui a présidé cette assise, a salué les efforts des forces de sécurité et la collaboration de la population, qu’il a appelée à continuer à renforcer la vigilance.

Tout en signalant que ces personnes sont visées par un dossier d’ordre sécuritaire, il a indiqué que leur audition pourrait se poursuivre et qu’elles pourraient être transférées au niveau du comité provincial de sécurité à Isiro pour le traitement de leur dossier.

Rédaction

Haut-Uele : Dungu sous le choc après une tempête dévastatrice, des toitures d’établissements publics et de maisons d’habitation emportées par les vents

Le retour des pluies s’est transformé en un moment de détresse et de préoccupation majeure pour la population de Dungu. En effet, les récentes pluies accompagnées de vents violents ont arraché les toitures de plusieurs établissements, notamment le Paquet près du tribunal de paix de Dungu, ainsi que des structures telles que l’école primaire Dungu Centre. De nombreux ménages ont également été frappés par ce drame naturel. Nous sommes en territoire de Dungu, dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

« Les conséquences de ce phénomène météorologique sont alarmantes. De nombreuses toitures de maisons d’habitation ont été arrachées, laissant des familles vulnérables à la merci des intempéries. Les bâtiments publics n’ont pas été épargnés : le bureau du parquet civil de Dungu, la permanence de l’église Renouveau charismatique, et même l’école primaire Dungu Centre ont subi des dommages considérables », a constaté notre reporter Sylvie Nabelewe, dépêchée sur le terrain.

La tempête a également causé des ravages dans le tissu social de Dungu. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, confrontées à une situation d’urgence qui nécessite une réponse rapide et efficace. Les visages marqués par l’inquiétude et la détresse des habitants témoignent de l’ampleur de la catastrophe. Les autorités locales, conscientes de l’urgence de la situation, se mobilisent pour évaluer les pertes et apporter l’aide nécessaire aux victimes.

Cependant, les défis restent immenses. La reconstruction des infrastructures détruites nécessitera non seulement des ressources financières importantes, mais aussi un engagement collectif de la part de la communauté et des partenaires extérieurs. La solidarité sera essentielle pour redonner espoir aux familles touchées et rétablir la normalité dans cette région déjà fragile.

Rédaction

Haut-Uele/Sport : le coup d’envoi du championnat provincial effectivement lancé à Dungu

C’est au stade Nyagbadali, situé sur la colline Gbogboti dans le quartier Ngilima, en territoire de Dungu, que cette activité sportive provinciale a eu lieu. Le coup d’envoi a été donné par le ministre provincial Didier Meduama, représentant du gouverneur Jean Bakomito, en présence de son collègue ir. Jean-Louis Paypay, qui assure l’intérim du ministre provincial des Sports, ainsi que de l’administrateur du territoire de Dungu Marcel Abule et du chef de la chefferie Wando ad intérim Marc Gbiahidi.

La cérémonie a également rassemblée l’équipe de l’entente rurale du Haut-Uele et une foule remarquable d’amateurs de sport venus de différents coins de cette entité, située à 210 kilomètres d’Isiro, le chef-lieu de la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Au total, « 18 clubs sont conviés à ce championnat provincial, provenant de 6 territoires de la province. La compétition se déroulera en jeu de 6 poules de 3 équipes. Les 12 équipes qualifiées passeront ensuite aux huitièmes de finale, dont les gagnants accéderont aux quarts de finale, suivis des demi-finales avec un repêchage de meilleur perdant. Les deux équipes qualifiées à la finale,seront d’office sélectionnées pour représenter le championnat de la grande orientale qui approche », a indiqué John Monanga, président de l’entente rurale de football du Haut-Uele.

Dans son mot de bienvenue, Marc Gbiahidi Nyiagbadali, chef de la chefferie Wando par intérim, a salué la volonté manifestée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu, grâce à qui la tenue de ce championnat est devenue effective. Tout en souhaitant la bienvenue aux équipes, il a appelé les parties prenantes à faire preuve de discipline, qui doit également prévaloir dans le sport.

Cette reconnaissance a également été exprimée par Marcel Abule, administrateur du territoire de Dungu, qui a insisté sur l’importance de la « discipline et de l’esprit de fair-play », sans céder à des sentiments personnels.

Pour Jean-Louis Paypay Gundo, ministre provincial des Sports par intérim, le sport constitue un facteur de cohésion sociale, réunissant les jeunes autour des valeurs communes.

Il a appelé tous les intervenants à veiller à « la vigilance et la neutralité des arbitres, à la discipline des joueurs, au respect des règles du jeu et aux talents, ainsi qu’aux spectateurs pour qu’ils gèrent bien leurs émotions. » Il a également demandé aux services de sécurité de veiller à la sécurité durant les matchs.

Didier Meduama, représentant du gouverneur de la province lors de cette occasion, a salué la vision du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la province du Haut-Uele sous la direction de Jean Bakomito, en mettant l’accent sur l’éducation de la jeunesse de la région. Tout en soulignant l’importance du football dans la vie des jeunes, il a appelé toutes les parties prenantes à veiller au respect des principes sportifs afin d’éviter toute situation désastreuse pour l’ordre public et la sécurité.

Pour le premier match inaugural, l’AS Okapi de Dungu affronte Bana Soins de Moku, venus du territoire de Watsa.

Rédaction

Haut-Uele/JIF: réunies sous le leadership de Madame Elysée Mujinga , les mamans du Parti politique AUC appellent à l’unité autour du président Félix-Antoine Tshisekedi

La Journée internationale de la femme a été célébrée ce jeudi 19 mars 2026 à Dungu, dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo. Cette journée a été marquée par une marche et un culte organisés par les mamans pour soutenir le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son engagement en faveur de la paix et de la sécurité sur le territoire national.

Elles ont également dénoncé l’agression rwandaise et ses alliés, le M23 et l’AFC, dont la RDC est victime. C’était aussi l’occasion de mettre en lumière la montée de l’insécurité actuellement observée dans le territoire de Dungu, exposant les femmes «aux tueries, viols, menaces, enlèvements et autres violences.» peut-on retenir de leurs désidératas.

Parmi les différentes structures féminines présentes se trouvaient les mamans du Parti politique AUC, membre de l’Union sacrée du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dirigées par Madame Elysée Mujinga Kalunga, autorité morale du parti.

Madame Rebecca Mersi, présidente de la Ligue des femmes du Parti politique Alliance pour l’Unité du Congo, a appelé à la protection des femmes par les autorités compétentes et à l’unité entre les mamans pour le développement.

Elle a également lancé un appel à une adhésion massive au sein du parti afin que toutes les mamans puissent se rassembler autour de leur présidente nationale, Madame Elysée Mujinga Kalunga, pour soutenir le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Rédaction

Haut-Uele : arrestation de 10 suspects, dont 3 femmes, pour insécurité à Dungu,le Colonel Kipuenzi salue la coopération citoyenne

Le Colonel Nicolas Kipuenzi Suedesse a salué la franche collaboration entre la population et la Police Nationale Congolaise, qu’il considère comme un levier essentiel dans la lutte contre l’insécurité dans le territoire de Dungu.
S’exprimant au cours d’un entretien accordé à la presse locale, l’officier supérieur a félicité les habitants pour leur implication active aux côtés des forces de l’ordre, une coopération qui a permis de traquer et d’arrêter plusieurs ennemis de la paix.

« Grâce à la collaboration entre nos forces et la population, nous avons été en mesure d’interpeller plus de dix malfaiteurs, dont des leaders connus sous les pseudonymes de Fofana et Chikito », a-t-il déclaré.

Selon lui, les opérations ont débuté après l’identification de ces groupes le samedi 14 mars 2026. Une première vague d’arrestations a permis d’appréhender trois suspects. Par la suite, dans la nuit du 16 au 17 mars, d’autres individus ont été arrêtés pour association de malfaiteurs.

Le Colonel a également précisé que parmi les personnes interpellées figuraient trois jeunes femmes accusées d’avoir hébergé ces criminels.

Enfin, quatre autres suspects ont été arrêtés, dont les présumés chefs de bande Fofana et Chikito.
Face à cette situation, le Colonel Nicolas Kipuenzi Suedesse appelle la population à maintenir cette dynamique de collaboration en dénonçant tout cas d’insécurité ou tout comportement suspect.

Il a en outre lancé un message particulier à la jeunesse, majoritairement impliquée dans ces actes, l’exhortant à se désolidariser de ces pratiques néfastes et à s’engager plutôt pour la paix et le développement de la communauté.

En cas de besoin ou pour signaler toute situation suspecte, la population est invitée à contacter les services de sécurité au numéro suivant : *0816879761* .
Cette synergie entre la population et les forces de sécurité apparaît aujourd’hui comme un pilier indispensable pour restaurer durablement la paix dans la région.

Samuel Manota

Haut-Uele: « santé et droits des femmes », au cœur des préoccupations du Parc National de Garamba à l’occasion de la journée internationale de la femme

Au Parc National de la Garamba, la Journée internationale de la femme n’a pas été une simple célébration symbolique. Elle s’est transformée en une véritable tribune où santé, droits et biodiversité se sont entremêlés dans une histoire collective de sensibilisation et d’engagement. Deux activités majeures ont marqué ce mois de mars : un séminaire sur les infections sexuellement transmissibles (IST) et un atelier sur le rôle des femmes dans la justice et la gestion durable de la faune et de la flore. Ces moments d’échanges se sont achevés par une visite émouvante au sanctuaire des rhinocéros, rappelant que la protection de la vie, humaine comme animale, est une mission partagée .

Santé des femmes : un séminaire porteur de vie

Le 10 mars 2026, l’hôpital du Parc a vibré au rythme des voix féminines venues de tous horizons : épouses d’agents, personnel du PNG, femmes des communautés riveraines. Plus précisement 242 participants parmi les quels 229 femmes (soit 94,6 %) et 13 hommes (soit 5,4 %) ont répondu à l’appel du Dr Patricia Mosunga, cheffe du département de santé du Parc. Avant d’entrer dans le vif du sujet, une minute de silence a été observée en mémoire des collègues récemment tués au Parc d’Upemba, rappelant que la santé et la vie sont des biens fragiles, souvent menacés.
Le séminaire a décortiqué les IST sous toutes leurs facettes : causes, modes de transmission, méthodes de prévention, importance du dépistage et conséquences d’une prise en charge tardive. « Éduquer une femme, c’est éduquer une nation », a insisté Dr Patricia, invitant les participants à devenir des relais de sensibilisation auprès des autres femmes, des jeunes filles, des adolescents et adolescentes, et des partenaires masculins. L’objectif était clair : faire de chaque femme une actrice de prévention en collaboration avec les hommes pour réduire la prévalence des IST et garantir un avenir sain à la jeunesse.

Les témoignages ont donné une dimension humaine à ce plaidoyer. Madame Atosha Charly, écogarde, a retenu l’importance des examens réguliers et a recommandé d’intégrer le planning familial dans les sensibilisations. Thérèse Mokobe, animatrice, a partagé son expérience : « Ce séminaire m’a appris qu’il ne faut rien négliger. Quand on refuse de se faire examiner, on met en danger ses enfants et toute sa communauté. » Ces paroles, empreintes de sincérité, ont transformé la salle en un espace de prise de conscience collective.

Même les aspects pratiques ont été abordés. L’infirmier Timotée a rappelé l’importance de l’hygiène des outils, des maisons, des cuisines et des toilettes pour prévenir non seulement les IST mais aussi d’autres infections. Ainsi, la santé est apparue comme une responsabilité partagée, où chaque geste compte.

Femmes et biodiversité : un rôle central affirmé

Le 14 mars, les femmes du Parc se sont retrouvées pour un atelier sur « Droit, justice et action des femmes et filles pour la protection et gestion durable de la faune et flore ». Là encore, la parole féminine s’est affirmée avec force et conviction.

Rachel Dzaringa, point focal genre, a rappelé que la femme, gestionnaire des ressources alimentaires, peut influencer les habitudes de consommation et contribuer à la lutte contre le braconnage. Elle a encouragé les participantes à depasser leur timidité et à s’exprimer davatange dans des réunions communautaires, rappelant que : « L’avis de la femme est capital à tous les niveaux de gestion et de décision. » Elle a illustré son propos par l’exemple inspirant de « maman Jeanne », chauffeur de tracteur au PNG, preuve que les femmes peuvent exercer des métiers traditionnellement réservés aux hommes.

Les échanges ont également mis en lumière l’équilibre entre droits et devoirs. Jolie Miancho, responsable de sauvegarde sociale, a insisté sur le devoir de transmettre les informations utiles pour renforcer la relation entre le Parc et les communautés. La juriste Chantal Sikuli a recadré les débats en s’appuyant sur la loi, donnant aux discussions une assise juridique solide.

Les invitées venues de l’extérieur ont enrichi le débat. Charlotte Kwadje, chef de service genre et famille du territoire de Faradje, a exprimé sa joie de découvrir Garamba et a recommandé d’organiser ces rencontres régulièrement. Christine Mboligihe, représentante de l’association Maman Boboto, a rappelé que « droits et devoirs marchent parallèlement » et que chaque femme doit sensibiliser sa famille et sa communauté à la préservation de la biodiversité. La visite au sanctuaire des rhinocéros a renforcé cette prise de conscience : voir ces animaux majestueux dans leur habitat naturel a donné un sens concret à la mission de protection.

Une célébration porteuse d’avenir

Ces célébrations traduisent une vision de conservation inclusive, où santé, droits et biodiversité s’unissent pour bâtir un avenir durable. En plaçant la femme au cœur de ses actions communautaires, Garamba démontre que l’engagement féminin est un puissant levier de changement. Rendues possibles grâce au Partenariat Public-Privé entre l’ICCN et African Parks, avec l’appui de l’Union Européenne, ces initiatives rappellent que l’égalité et l’inclusion sont des piliers essentiels pour un développement harmonieux.

Comme l’a rappelé Dr Patricia, « la santé est une affaire de tous ». Et à Garamba, ce mois de mars a prouvé que la voix des femmes est une force qui sauve, protège et construit. Rachel Dzaringa a conclu en lançant un appel vibrant : « Quand une femme se lève pour défendre la santé et la nature, c’est toute une communauté qui se met debout derrière elle. »

Par Richard Mumbere Kalayi, responsable de la communication

Haut-Uele/JIF : engagées derrière le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le Gouverneur Jean Bakomito, les femmes dénoncent toute agression faite aux femmes

Célébrée habituellement le 8 mars de chaque année, la Journée internationale de la femme a été, cette année 2026, célébrée ce jeudi 19 mars à Dungu, dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Cette journée a été marquée par une marche d’un côté de soutien aux institutions de la République et, de l’autre, par la dénonciation des diverses agressions dont la RDC est victime. Cette marche, qui est partie des grandes artères de la cité de Dungu, a eu pour point de chute le bureau du territoire, où un mémorandum a été lu et remis aux autorités.

Dans leur mémorandum, les femmes ont salué les efforts du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagnés également par le gouverneur Jean Bakomito Gambu, dont l’impact reste visible sur la vie socio-économique, éducative et sanitaire. Elles ont également déploré la situation sécuritaire à l’est du pays, orchestrée par le Rwanda et ses M23-AFC de Corneille Naanga.

Les femmes ont exprimé leur préoccupation face à la situation sécuritaire qui prévaut particulièrement dans le territoire de Dungu, exposant les femmes aux meurtres, viols, menaces, enlèvements et autres violences.

S’en est suivi un culte d’action et d’intercession en faveur du pays, organisé à l’église locale CECA 20 de Dungu ville, réunissant plusieurs mamans constituées de femmes membres des différentes organisations féminines, confessions religieuses, partis politiques et autres.

« Nous, femmes du territoire de Dungu, avons constaté des avancées telles que la réforme de la gratuité de l’enseignement dans les écoles primaires, l’amélioration des routes nationales, provinciales et de dessertes agricoles, le PDL 145-T, l’aménagement de la voirie urbaine dans notre territoire, ainsi que le début de construction de l’hôpital général de référence de Dungu et la construction d’un stade de football », ont reconnu les mamans de cette région.

Cependant, elles ont déploré dans ce mémorandum la situation sécuritaire grandissante, caractérisée par les meurtres, viols, menaces et autres violences.

Au regard des problématiques que traversent les femmes dans différents domaines de vie, les mamans ont formulé 11 recommandations visant à améliorer les conditions et la sécurité de la femme de cette région en proie de multiples défis.

Prenant la parole, Madame Louise Gulupay, cheffe du bureau Genre, Famille et Enfants, a encouragé les femmes à s’engager activement dans la défense des droits humains et dans la lutte pour leur autonomie féminine. Elle a mis un accent particulier sur la relance agricole basée notamment sur les cultures pérennes (cacao, café, palmiers et autres) et a exhorté les femmes à ne jamais se laisser entraîner par les antivaleurs au détriment de leur dignité tout en restant vigilantes.

Madame Antoinette Anzatepedanga, administratrice adjointe en charge des questions politiques et administratives, a reconnu l’engagement du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo réitéré dans la province du Haut-Uele par le gouverneur Jean Bakomito.

Elle a appelé les mamans « à rester vigilantes pour ne pas toujours être victimes de situations néfastes. Les femmes doivent travailler avec fermeté pour leur autonomie et le développement en mettant un accent particulier sur l’agriculture », a-t-elle déclaré.

La tenue de cette journée, qui a connu la participation de plusieurs femmes venues du territoire de Dungu, a été perçue comme un moment d’engagement et de renouvellement d’énergie pour leur propre sécurité mais aussi pour leur autonomie financière en union avec les autorités congolaises.

Sylvie Nabelewe