Education

Dungu / Éducation : plus d’un mois sans enseignement à l’école primaire Kiliwa, un appel à la responsabilité vivement lancé

Depuis la reprise des cours dans les écoles de la sous-division de Dungu, comme dans toutes les autres régions de la République Démocratique du Congo, le 13 avril 2026, après le congé de Pâques, les enseignements ne sont toujours pas repris à l’école primaire Kiliwa. Cette école, prise en charge par l’État congolais, est située à 45 kilomètres au nord-est de la cité de Dungu, dans le groupement d’Unguwa, chefferie de Wando, dans le territoire éponyme en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

D’après le constat de notre reporter sur place pendant les heures de cours et les témoignages recueillis, les élèves ne fréquentent plus l’école depuis la reprise des activités scolaires, sans motif valable justifiant cette situation. Quelques enseignants rencontrés sur place affirment être toujours présents à l’école, mais que les élèves ne se présentent pas. « Nous sommes toujours à l’école, mais curieusement, les élèves n’arrivent pas. On ne sait pas quel est le vrai problème. Nous demandons aux parents d’envoyer les enfants à l’école, surtout que nous approchons de la fin de l’année scolaire », ont-ils déclaré.

Par ailleurs, une mère rencontrée reconnaît que cette situation nuit au calendrier scolaire et contribue négativement à la qualité de l’enseignement tant décriée. Elle estime que la responsabilité incombe aux enseignants. « Les enfants partent à l’école mais ne trouvent pas les enseignants. Ils jouent sur l’esplanade de l’école jusqu’à rentrer chez eux. Les enseignants disent qu’ils ne sont pas payés et ne peuvent pas travailler », témoigne une jeune maman interrogée à ce sujet.

Pour certains observateurs, l’activité minière ouverte dans la région serait à la base de cette problématique. Enfin, les acteurs éducatifs de cette école plaident pour qu’une réunion extraordinaire du comité des parents soit organisée en urgence afin de sauver cette année scolaire qui touche bientôt à sa fin.

Rédaction

Haut-Uele : les enseignants de Dungu face aux défis socio-professionnels lors d’une conférence-débat. Me Pierre Mungu interpelle sur un engagement et une prise de conscience

Parmi les activités relatives à la célébration de la journée du 30 avril dédiée à l’enseignement en République Démocratique du Congo, une conférence-débat a eu lieu cette année 2026 dans l’enceinte de l’église des AOG Dungu-Centre, au sein de la sous-division provinciale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu, dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Sous le thème « Défis de l’enseignement congolais à l’épreuve de la vie socio-économique et professionnelle de l’enseignant », cette thématique d’une importance capitale pour l’avenir de l’éducation dans la région a été développée par le journaliste Me Pierre Mungu Guma.

Dans son exposé, Me Mungu a structuré ses analyses autour de plusieurs dimensions, notamment la situation sociale des enseignants, leur responsabilité dans la promotion des valeurs, et la gestion financière de leur salaire pour assurer une prise en charge adéquate de leur famille.

« À travers ma présentation, j’ai consacré l’échange à la vie sociale de l’enseignant et à la gestion responsable de ses revenus. Une bonne gestion financière est essentielle pour garantir la stabilité de son foyer. En effet, lorsque l’enseignant rencontre des difficultés financières, comme le manque de nourriture ou des frais médicaux pour ses enfants, il est alors confronté à un défi qui entrave sa capacité à accomplir son devoir avec professionnalisme et à améliorer la qualité de son enseignement », a précisé Me Pierre Mungu.

Cette conférence a permis d’ouvrir le débat sur des enjeux fondamentaux qui touchent non seulement le bien-être des enseignants, mais aussi la qualité de l’éducation fournie aux élèves congolais dans cette entité éducative. Les discussions ont mis en lumière l’importance d’un soutien adéquat aux enseignants afin de favoriser leur épanouissement professionnel et personnel.

Dans sa conclusion, l’orateur a interpellé les participants sur la nécessité d’une prise de conscience et d’« une décision courageuse » visant à améliorer leur vie socio-économique, ce qui pourrait également transformer leur vie professionnelle et psycho-pédagogique. Cela afin de garantir un système éducatif de qualité qui bénéficie à l’ensemble de la société congolaise.

Défenseur judiciaire près le Tribunal de Grande Instance (TGI) d’Isiro, Me Pierre Mungu Guma est licencié en droit privé et judiciaire. Il occupe également le poste d’Assistant et Secrétaire Académique Facultaire (SAF) dans les domaines des sciences juridiques, de la psychologie et des sciences de l’éducation. En outre, il est enseignant au niveau secondaire notamment à l’Institut Duru et au complexe scolaire Raymond Hamelin. Journaliste depuis sa jeunesse, il a orienté ses recherches vers une approche interdisciplinaire intégrant les dimensions sociale, juridique et économique qu’il estime importantes pour bâtir une personne intégrale.

Sylvie Nabelewe

Dungu : 1018 candidats participent à la hors session de l’Exetat 2026

Le lancement officiel de la hors session de l’Examen d’État, édition 2026, a eu lieu ce lundi 04 mai 2026 dans l’enceinte de l’Institut Duru, en territoire de Dungu. Au total, 1018 candidats, dont 581 garçons et 437 filles, prennent part à ces épreuves déterminantes pour la fin de leur cycle secondaire.

Les finalistes sont répartis dans trois centres de passation :
Dungu 1 : 432 candidats (231 garçons et 201 filles) Dungu 2 : 501 candidats (300 garçons et 201 filles) Dungu Bangadi 3 : 85 candidats (50 garçons et 35 filles).

Lors de la cérémonie de lancement, l’administrateur du territoire de Dungu, Marcel Abule Kpineliede, a invité les candidats à faire preuve de concentration et de sérieux. « Je vous appelle à vous concentrer pleinement sur votre travail, à bien analyser chaque sujet et à vous défendre dignement, car votre réussite dépend avant tout de vos efforts », a-t-il déclaré.

De son côté, le Sous-Proved de l’Edu-NC Dungu, Inikwo Kelekulu François, a exhorté les finalistes à travailler avec calme et assurance. Il a insisté sur l’épreuve orale d’anglais, introduite comme innovation cette année, invitant les candidats à ne pas paniquer. Il a conclu en leur souhaitant une pleine réussite.

Pour sa part, l’Inspecteur chef de pool secondaire de Dungu, François Ngbadulezele Mazindra, a rassuré les élèves en affirmant qu’il n’y avait aucune raison de céder à la peur. Il les a encouragés à travailler dans la sérénité, toutes options confondues, et à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il a également profité de l’occasion pour présenter les statistiques des candidats de cette édition.

Il sied de noter qu’aucun cas de force majeure n’a été signalé pour ce premier jour des épreuves de la hors session de l’Examen d’État 2026 à Dungu.

Samuel Manota

Dungu : « la culture, vecteur de paix et de la réussite scolaire » au cœur de la journée culturelle édition 2026 au CSPD

Le Complexe scolaire Pépinière de Dieu de Dungu a célébré, ce mercredi 29 avril 2026, la Journée culturelle de l’édition 2026 dans un esprit d’unité et de valorisation des traditions.

Placée sous le signe du vivre-ensemble et de la promotion des valeurs culturelles, cette activité a réuni élèves, enseignants, parents ainsi que de nombreux habitants de la cité de Dungu. Tous ont pris part à cette grande manifestation riche en couleurs et en émotions.

Les festivités ont débuté par une rencontre sportive très attendue, opposant les enseignants aux élèves dans un match de football amical à la veille. À l’issue de cette confrontation disputée dans une ambiance conviviale, les enseignants se sont imposés sur le score de 2 buts à 1, sous les applaudissements nourris du public venu nombreux.

Après cette séquence sportive, place a été faite aux activités culturelles le 29 avril. Celles-ci ont été marquées par des danses traditionnelles, des démonstrations artistiques ainsi que diverses prestations mettant en valeur les richesses culturelles locales. Vêtus de tenues traditionnelles, les élèves ont exprimé leur attachement aux valeurs ancestrales à travers des représentations captivantes.

Prenant la parole, le Révérend promoteur du Complexe scolaire Pépinière de Dieu, Jean-Pierre Mboligie Ndalu, s’est réjoui du succès de cette journée culturelle. Il a, à cette occasion, invité la population de Dungu à faire confiance à cette institution scolaire qui œuvre pour une éducation de qualité, un encadrement spirituel et responsable de la jeunesse.

De son côté, le préfet de l’établissement, Samuel Mbula, a exhorté les élèves à aimer, préserver et valoriser leurs cultures. Il a insisté sur l’importance de la transmission des valeurs culturelles aux générations futures, gage de cohésion sociale et de paix durable.

Cette Journée culturelle aura ainsi contribué à renforcer les liens entre élèves, enseignants et parents, tout en mettant en lumière la richesse culturelle de la région de Dungu.

Emmanuel Mboligie Mbolingba et Samuel Manota.

EDU-NC : la Journée Nationale de l’Enseignement célébrée avec faste, sous le signe de la réflexion et de la prise de conscience à Dungu

La ville de Dungu a vibré au rythme de la célébration de la Journée nationale de l’enseignement, organisée avec éclat à l’église AOG Dungu-Centre. Cette activité d’envergure a connu la participation de plusieurs autorités politico-administratives, du Sous-Proved de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, ainsi que des membres du comité sous-provincial du secteur éducatif et les autres.

La cérémonie a débuté par un culte œcuménique, moment de recueillement et de consécration du système éducatif entre les mains de Dieu. Dans une atmosphère empreinte de solennité, les participants ont prié pour les enseignants, les élèves ainsi que pour l’avenir de l’éducation en République Démocratique du Congo.

Après cette phase spirituelle, place a été faite aux activités culturelles. Des élèves ont présenté des saynètes éducatives et des prestations artistiques mettant en lumière le rôle central de l’enseignant dans la formation de la société. Ces moments ont suscité admiration et réflexion parmi l’assistance.

La cérémonie s’est poursuivie avec une série d’allocutions prononcées par différentes autorités présentes. Dans son mot de circonstance, le Sous-Proved de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu a exhorté les enseignants à redoubler d’efforts et d’engagement dans leur noble mission. Il les a invités à travailler avec abnégation afin de « produire une élite dont le Congo a besoin », tout en encourageant la créativité et l’innovation dans le secteur éducatif.

Un temps fort de la journée a été la conférence animée par Maître Pierre Mungu Guma, qui a apporté un éclairage enrichissant sur les enjeux actuels de l’enseignement et le rôle de l’éducateur dans la construction d’une citoyenneté responsable.

Il convient de souligner la forte mobilisation enregistrée lors de cette célébration. Les chefs d’établissements ainsi que les enseignants venus de plus de 37 écoles de Dungu Centre ont répondu présents, remplissant presque totalement l’église de la 12e AOG, preuve de l’importance accordée à cette journée.

Cette célébration de la Journée nationale de l’enseignement à Dungu restera gravée comme un moment fort de communion, de réflexion et d’engagement en faveur de l’éducation. Elle a rappelé à tous que l’enseignant demeure un pilier incontournable du développement national. Plus qu’une simple cérémonie, cette journée a été un appel collectif à renforcer la qualité de l’enseignement, à valoriser le métier d’enseignant et à œuvrer ensemble pour bâtir une génération compétente, responsable et capable de relever les défis de demain.

Samuel Manota.

EDU-NC : la Journée Nationale de l’Enseignement célébrée avec faste, sous le signe de la réflexion et de la prise de conscience à Dungu

La ville de Dungu a vibré au rythme de la célébration de la Journée nationale de l’enseignement, organisée avec éclat à l’église AOG Dungu-Centre. Cette activité d’envergure a connu la participation de plusieurs autorités politico-administratives, du Sous-Proved de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, ainsi que des membres du comité sous-provincial du secteur éducatif et les autres.

La cérémonie a débuté par un culte œcuménique, moment de recueillement et de consécration du système éducatif entre les mains de Dieu. Dans une atmosphère empreinte de solennité, les participants ont prié pour les enseignants, les élèves ainsi que pour l’avenir de l’éducation en République Démocratique du Congo.

Après cette phase spirituelle, place a été faite aux activités culturelles. Des élèves ont présenté des saynètes éducatives et des prestations artistiques mettant en lumière le rôle central de l’enseignant dans la formation de la société. Ces moments ont suscité admiration et réflexion parmi l’assistance.

La cérémonie s’est poursuivie avec une série d’allocutions prononcées par différentes autorités présentes. Dans son mot de circonstance, le Sous-Proved de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu a exhorté les enseignants à redoubler d’efforts et d’engagement dans leur noble mission. Il les a invités à travailler avec abnégation afin de « produire une élite dont le Congo a besoin », tout en encourageant la créativité et l’innovation dans le secteur éducatif.

Un temps fort de la journée a été la conférence animée par Maître Pierre Mungu Guma, qui a apporté un éclairage enrichissant sur les enjeux actuels de l’enseignement et le rôle de l’éducateur dans la construction d’une citoyenneté responsable.

Il convient de souligner la forte mobilisation enregistrée lors de cette célébration. Les chefs d’établissements ainsi que les enseignants venus de plus de 37 écoles de Dungu Centre ont répondu présents, remplissant presque totalement l’église de la 12e AOG, preuve de l’importance accordée à cette journée.

Cette célébration de la Journée nationale de l’enseignement à Dungu restera gravée comme un moment fort de communion, de réflexion et d’engagement en faveur de l’éducation. Elle a rappelé à tous que l’enseignant demeure un pilier incontournable du développement national. Plus qu’une simple cérémonie, cette journée a été un appel collectif à renforcer la qualité de l’enseignement, à valoriser le métier d’enseignant et à œuvrer ensemble pour bâtir une génération compétente, responsable et capable de relever les défis de demain.

Samuel Manota.

Haut-Uele : exigence d’utilisation des NTIC dans la gestion scolaire, la Fondation Constant Lungagbe Mbatanadu au chevet de la coordination des ECCATH de Dungu-Doruma

Dans un contexte où l’intégration des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) est devenue essentielle pour une gestion scolaire efficace, la Fondation Constant Lungagbe Mbatanadu (FCLM-ASBEL) a récemment apporté son soutien à la Coordination des Écoles Conventionnées Catholiques (ECCATH) de Dungu-Doruma.

Ce soutien se matérialise par la remise d’un kit complet du réseau Starlink, une initiative qui vise à améliorer la communication et l’accès à l’information au sein des établissements scolaires.

La cérémonie de remise a eu lieu ce mardi 21 avril 2026, surplace au bureau de ce gestionnaire des écoles au sein du diocèse de Dungu-Doruma,dont le siège se trouve en province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo.

L’événement a été orchestré par une équipe de la Fondation, conduite par Monsieur Francis Mbolifuko, en compagnie de Maître Robert Assumani Shindano, avocat-conseil, et de Maître Pierre Mungu, membre de la Fondation. Le kit a été reçu par le Révérend Frère Etienne Mbolifuhe, coordinateur des ECCATH au sein du diocèse de Dungu-Doruma. Cela en présence des agents de ce bureau administratif.

Lors de son discours, Maître Robert Assumani a souligné l’engagement de la Fondation à soutenir le développement éducatif et social de la communauté. Il a mis en avant l’importance de ce don pour faciliter la gestion administrative et pédagogique des écoles, en permettant une meilleure communication entre les différents acteurs du système éducatif.

Frère Etienne Mbolifuhe a également exprimé sa gratitude envers Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu pour son soutien constant aux structures éducatives.

Il a insisté sur le fait que ce don représente une opportunité précieuse pour les écoles, qui doivent faire face à des défis croissants liés à l’intégration des NTIC dans leur fonctionnement.

La Fondation Constant Lungagbe Mbatanadu s’engage depuis plusieurs années à accompagner le développement local et à améliorer les conditions de vie des habitants. Celà, à la grande satisfaction de la communauté locale.

Rédaction

Bancarisation à Dungu : où est passé le salaire de décembre 2025 des enseignants de Dungu ? Une inquiétude grandissante dans le secteur

Les enseignants de la sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté du territoire de Dungu se sont réunis ce 15 avril en assemblée générale afin d’évaluer le processus de bancarisation mené du 31 mars au 10 avril 2026. Ce processus, piloté par la banque Eqwity BCDC, devait permettre l’identification et le paiement immédiat de 1 219 enseignants.

Une bancarisation jugée globalement réussie
Selon les participants, l’opération a atteint un taux de réussite de 98 %. Les 2 % restants concernent des cas particuliers encore en traitement. Cette avancée est saluée comme une étape importante dans la modernisation de la gestion des salaires des enseignants, longtemps confrontés à des difficultés de paiement et à des irrégularités administratives.

Le mystère du salaire de décembre 2025
Cependant, un problème majeur a dominé les débats : la disparition du salaire du mois de décembre 2025. Après l’identification, la BCDC a effectivement payé les mois de janvier et février 2026, mais le salaire de décembre reste introuvable.

Les enseignants s’interrogent : Où est passé cet argent ? Qui le détient ? Pourquoi ce retard persistant ?

M. Jean Paul Laglise, président de l’intersyndicale des enseignants du territoire de Dungu, a exprimé la frustration de ses collègues :
«  le 19 décembre 2025, nous avions reçu la notification de domiciliation de nos salaires à la BCDC. Pourtant, jusqu’à ce jour, le salaire de décembre n’a jamais été versé. Nous lançons des démarches administratives pour obtenir des réponses. Si aucune solution n’est trouvée, nous serons contraints de passer à une action plus ferme. »

Une inquiétude qui traduit un malaise plus profond
Cette situation illustre un problème récurrent dans la gestion des finances publiques : le manque de transparence et de communication entre les autorités, les banques et les bénéficiaires. Les enseignants, déjà confrontés à des conditions de travail difficiles, voient leur confiance ébranlée par ce type d’incidents. Leur mobilisation traduit une volonté de ne plus rester passifs face aux irrégularités.

Préparation de la journée de l’enseignement
En parallèle, les enseignants ont profité de cette réunion pour planifier la célébration de la journée de l’enseignement, prévue le 30 avril 2026. Au programme : une messe d’action de grâce, des conférences et diverses activités pédagogiques et culturelles. Cette initiative vise à valoriser la profession enseignante et à rappeler son rôle central dans la société.

Etienne Mbupayfuyo

Haut-Uele : vulgarisation du nouveau code de la route congolais au cœur d’une session de formation organisée à Isiro

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la relance des activités de recyclage des conducteurs de motos et de véhicules, avec pour objectif principal de renforcer la sécurité routière et de promouvoir une conduite responsable.

La formation est facilitée par Monsieur Hermad NGILA, expert venu de Kinshasa, dont la mission est de doter les formateurs locaux de connaissances actualisées ainsi que des méthodes efficaces de sensibilisation des usagers de la route.

Le coup d’envoi de cette activité a été donné par le Directeur Provincial de la CNPR Haut-Uele, Monsieur Janvier MUNGERA.
Dans son allocution, il a souligné l’importance de cette formation, qui permettra aux participants de mieux encadrer les usagers de la route, mais aussi de devenir des encadreurs des PCR, contribuant ainsi à la réduction significative des accidents de circulation.
Au cours de cette session qui s’étendra sur sept jours, six modules seront dispensés aux futurs formateurs provinciaux. Le premier module porte sur la signalisation routière, suivi de la réglementation sur la circulation routière. Le troisième module aborde la conduite défensive, tandis que le quatrième est consacré à la conduite économique.
Le cinquième module traite de l’éthique du conducteur, et enfin, le sixième et dernier module est dédié à la courtoisie routière.

À travers cette formation, la CNPR réaffirme sa mission primordiale de prévenir les accidents de la route, lesquels endeuillent de nombreuses familles dans la province.

Grâce à ce renforcement des capacités, les participants seront à même de transmettre les bonnes pratiques en matière de sécurité routière, contribuant ainsi à l’amélioration du comportement des conducteurs de motos et de véhicules.

Dieudonné Bazongumbe Gasani (DIBAGAS)

Haut-Uele : quand la situation salariale des enseignants de Dungu est regardée avec un œil de dédain, c’est tout un avenir éducatif qui est sacrifié

Depuis le mois de décembre 2025, les enseignants de la sous-division de Dungu, dans la province éducationnelle Haut-Uele 2, vivent une situation alarmante et désespérante. Leur dernier salaire remonte à plus de cinq mois, laissant ces éducateurs dans l’incertitude et la précarité. Alors qu’ils étaient auparavant payés localement par IFOD en partenariat avec la Caritas du diocèse de Dungu-Doruma, ils seraient orientés vers la banque Equity BCDC, un nouveau partenaire dont les promesses se sont transformées en désillusions.

L’angoisse règne parmi les enseignants, qui ne voient aucun signe d’amélioration. Les promesses d’identification des enseignants, annoncées dès le début du mois de février, semblent s’éloigner comme un mirage. Cette opération essentielle, censée donner un nouvel élan à la situation, est perçue par beaucoup comme une avenue sans issue. Les enseignants sont laissés dans l’ignorance, priant pour que des solutions concrètes se manifestent.

Cette crise de paiement a des conséquences désastreuses sur le quotidien scolaire. Dans plusieurs établissements visités, l’enseignement est devenu sporadique et chaotique. Les enseignants, découragés et affamés, ne se présentent plus en classe que pour quelques heures, laissant les élèves dans l’incertitude et le désespoir.
« Les chefs d’établissement et les inspecteurs se retrouvent démunis face à cette situation. Comment peuvent-ils contrôler et motiver des enseignants qui peinent à subvenir à leurs besoins fondamentaux ?» Constate notre reporter sur terrain.

La qualité de l’éducation, déjà longtemps décriée dans cette région, est aujourd’hui mise à mal.
« Les élèves, qui méritent un enseignement de qualité, sont les premières victimes de cette crise. L’absence de rémunération régulière crée un climat d’angoisse et d’inquiétude qui nuit non seulement aux enseignants mais également à l’ensemble du système éducatif.» Reconnaît un enseignant qui a recueilli l’anonymat.

Le comité intersyndical, qui s’était engagé dans le processus comme le capitaine tenant le bâton vers la terre promise (bancarisation), qu’il estime comme solution adéquate, se voit maintenant au bord du naufrage et reste silencieux.
De l’autre côté,les élus locaux, autrefois impliqués dans la recherche de solutions à cette situation, se montrent également réservés malgré les promesses rassurantes tenues dans leurs récentes communications.

Deux dangers se présentent face à cette situation : le premier, celui de la qualité de l’enseignement, est déjà visible dans les écoles. Le deuxième danger est celui de craindre le retour des enseignants sans être payés après le congé de Pâques qui commence déjà ce samedi.

La grande question aujourd’hui est : la banquacarisation était-elle une solution au problème ? Ou bien Saint Pierre (IFOD) est-il tout simplement déshabillé pour habiller Saint Paul (Equity BCDC), qui sont tous deux de la même famille ?

Il est urgent que les autorités compétentes prennent conscience de l’ampleur de cette crise et agissent rapidement pour rétablir la situation. Les enseignants de Dungu méritent d’être rémunérés à la hauteur de leur engagement.
« Sans une intervention rapide et efficace, cette situation pourrait plonger davantage la sous-division de Dungu dans un cycle infernal de précarité et d’inefficacité éducative.» Lance cet enseignant .
La route vers le paradis éducatif semble aujourd’hui s’éloigner, laissant place à un véritable enfer pour ceux qui consacrent leur vie à l’éducation des générations futures.

Rédaction