Dunguinfordc

Haut-Uele/Urgent : une femme présumée complice d’insécurité grièvement blessée, et 5 autres suspects arrêtés, tensions observées à Dungu.

Une jeune fille d’une vingtaine d’années a été sérieusement blessée, tandis que quatre hommes et deux filles ont été arrêtés. Tel est le bilan d’un bouclage organisé depuis la nuit de vendredi 13 mars jusqu’à ce samedi 14 mars 2026 à Dungu, chef-lieu du territoire portant le même nom, en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Ces éléments sont identifiés comme les présumés auteurs de l’insécurité observée ces derniers jours dans cette région. Ce samedi, aux environs de 9 heures locales, trois de ces hommes ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’exécuter un préfet des études, également leader de la société civile dans la région. Ils ont été maîtrisés par des élèves de l’école concernée et remis aux services de sécurité déjà mobilisés.

Parmi les autres personnes arrêtées se trouvent également un jeune taximan, identifié comme le transporteur et éclaireur de ces malfrats. De plus, trois femmes ont été interpellées, dont l’une aurait hébergé ces assaillants dans sa maison, tandis que les deux autres étaient leur bonnes, chargée de leur fournir des repas. « L’une des femmes a été sérieusement blessée par la population en colère» . Relate notre reporter.

Cependant, cette arrestation a déclenché une forte réaction au sein de la communauté, qui s’est massivement rendue au bureau du commissariat de la police nationale congolaise où les suspects étaient détenus. Les citoyens exigeaient ce qu’ils qualifiaient de « justice populaire» contre les bandits.

Pour disperser la foule, l’armée a tiré plus de dix balles de sommation, soulignant ainsi l’ampleur de la tension qui règne actuellement à Dungu.

La ville est de plus en plus à la merci de gangs armés qui sèment la terreur parmi les habitants. Chaque nuit, des menaces de ces hors-la-loi sont signalées dans les trois principaux quartiers : Ngilima, Uye et Bamokandi.

Ces bandits sont particulièrement redoutés pour leur violence, ayant été impliqués dans des agressions, des viols et des meurtres, ciblant surtout les femmes en les ligotant avant de commettre des actes horribles. De nombreux jeunes parviennent à échapper de justesse à ces actes ignobles, mais la peur persiste au sein de la population.

Face à cette situation alarmante, une réunion de sécurité élargie aux forces vives de Dungu s’est tenue le vendredi 13 mars. L’objectif était de définir des solutions palliatives pour contrer la menace croissante des groupes armés. Les autorités de sécurité ont organisé des patrouilles mixtes pour renforcer la présence policière, tout en appelant la population à la vigilance et à la collaboration avec les services de sécurité.

La situation à Dungu reste préoccupante et nécessite une action concertée de la part des autorités compétentes pour restaurer la paix et la sécurité dans cette région. La communauté doit continuer à travailler main dans la main avec les forces de sécurité pour dénoncer et démasquer ces malfaiteurs, garantissant ainsi la protection de tous les habitants.

Rédaction

S.E MUHINDO NZANGI dans les fins fonds de la Tshopo

Après l’étape de la Mongala, le Ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire S.E MUHINDO NZANGI Butondo a entamé, ce mercredi 11 mars 2026, une nouvelle phase de sa mission dans la province de la Tshopo. Le patron de l’agriculture congolaise s’est rendu dans plusieurs villages reculés de la province. Première étape : la relance de la sucrerie LOTOKILA, située à plus des cent kilomètres de Kisangani. Sur place, le Ministre d’État a sensibilisé la notabilité locale afin de préparer l’accueil de l’investisseur appelé à lancer, les travaux de relance de cette importante unité sucrière dans les prochains jours.

La mission s’est poursuivie dans le territoire de Basoko, où l’infatigable Ministre l’homme de terrain MUHINDO NZANGI a également mobilisé la population autour de la relance de la filière rizicole, un axe stratégique de la campagne agricole 2025-2026 en RDC

Cellule de communication MINETAT AGRISA.

Dungu : appel au soutien pour les plus de 30 catéchistes en pleine session de formation de deux semaines à la paroisse Namboli

Dans le cadre d’une initiative visant à renforcer la formation spirituelle et liturgique, plus de 30 catéchistes participent actuellement à une session de formation de deux semaines à la paroisse Namboli, dans le diocèse de Dungu-Doruma.

Cette formation, lancée le lundi 9 mars 2026, est dirigée par le révérend abbé Claude Nzeleme, curé de la paroisse. Il souligne l’importance d’une solide préparation pour permettre aux catéchistes d’enseigner efficacement la parole de Dieu aux fidèles, tant dans les chapelles que dans la communauté.

L’appel au soutien est lancé afin d’aider ces catéchistes à bénéficier pleinement de cette formation essentielle, qui vise à revitaliser leur engagement et leur responsabilité au sein de l’église locale.

Actuellement, 37 catéchistes sur 52 participent à cette session enrichissante.

Pierre Mungu

Haut-Uele : Didier Kparagume mobilise les jeunes taximen de Dungu pour un avenir meilleur

Dans le cadre de sa mission de développement communautaire, Didier Kparagume, notable du territoire de Dungu et président du conseil d’administration de la Fondation qui porte son nom, a effectué une visite inspirante à Dungu. Ce séjour, axé sur la sensibilisation et l’engagement des jeunes, s’inscrit dans le respect des objectifs statutaires de sa fondation.

Parmi les activités phares de ce programme, le lancement officiel de la Fondation Didier Kparagume est prévu pour le samedi 14 mars 2026. Ce moment marquera un tournant dans l’engagement social et économique de la région. En outre, la construction des parking destinés aux taximen et l’appui en pagne aux mamans, à l’occasion du mois dédié à la vie, témoignent de l’implication de la fondation dans le bien-être des communautés locales.

Lors de cette rencontre, Didier Kparagume a pris le temps de sensibiliser les jeunes taximen sur l’importance de leur rôle dans le développement de Dungu. Il les a encouragés à prendre conscience de leurs capacités et à s’engager activement pour leur propre avenir.
«!Vous êtes les acteurs clés du changement dans notre communauté. En vous regroupant en coopérative, vous pourrez non seulement améliorer vos conditions de travail, mais aussi contribuer au développement économique de notre territoire» , a-t-il déclaré.
La création d’une coopérative permettra aux taximen d’unir leurs efforts, d’améliorer leurs services et de bénéficier d’un soutien mutuel. « Cette initiative vise à renforcer leur pouvoir économique et à promouvoir un esprit d’entraide et de solidarité parmi les jeunes». A-reconnu ce leader.

Didier Kparagume a également souligné que le développement ne peut se faire sans l’implication active des jeunes. « C’est à vous de bâtir l’avenir que vous souhaitez voir. Engagez-vous, formez-vous et n’hésitez pas à innover», a-t-il exhorté.

Cette rencontre a été chaleureusement accueillie par les jeunes taximen et les mamans , qui ont exprimé leur gratitude envers ce notable de la région pour son engagement envers leur cause. Ils se sont montrés déterminés à mettre en pratique les conseils prodigués et à travailler ensemble pour un Dungu prospère.

Rédaction

Dungu : appel au soutien pour les plus de 30 catéchistes en pleine session de formation de deux semaines à la paroisse Namboli

Dans le cadre d’une initiative visant à renforcer la formation spirituelle et liturgique, plus de 30 catéchistes participent actuellement à une session de formation de deux semaines à la paroisse Namboli, dans le diocèse de Dungu-Doruma.

Cette formation, lancée le lundi 9 mars 2026, est dirigée par le révérend abbé Claude Nzeleme, curé de la paroisse. Il souligne l’importance d’une solide préparation pour permettre aux catéchistes d’enseigner efficacement la parole de Dieu aux fidèles, tant dans les chapelles que dans la communauté.

L’appel au soutien est lancé afin d’aider ces catéchistes à bénéficier pleinement de cette formation essentielle, qui vise à revitaliser leur engagement et leur responsabilité au sein de l’église locale.

Actuellement, 37 catéchistes sur 52 participent à cette session enrichissante.

Pierre Mungu

Haut-Uele : Didier Kparagume mobilise les jeunes taximen de Dungu pour un avenir meilleur

Dans le cadre de sa mission de développement communautaire, Didier Kparagume, notable du territoire de Dungu et président du conseil d’administration de la Fondation qui porte son nom, a effectué une visite inspirante à Dungu. Ce séjour, axé sur la sensibilisation et l’engagement des jeunes, s’inscrit dans le respect des objectifs statutaires de sa fondation.

Parmi les activités phares de ce programme, le lancement officiel de la Fondation Didier Kparagume est prévu pour le samedi 14 mars 2026. Ce moment marquera un tournant dans l’engagement social et économique de la région. En outre, la construction des parking destinés aux taximen et l’appui en pagne aux mamans, à l’occasion du mois dédié à la vie, témoignent de l’implication de la fondation dans le bien-être des communautés locales.

Lors de cette rencontre, Didier Kparagume a pris le temps de sensibiliser les jeunes taximen sur l’importance de leur rôle dans le développement de Dungu. Il les a encouragés à prendre conscience de leurs capacités et à s’engager activement pour leur propre avenir.
«!Vous êtes les acteurs clés du changement dans notre communauté. En vous regroupant en coopérative, vous pourrez non seulement améliorer vos conditions de travail, mais aussi contribuer au développement économique de notre territoire» , a-t-il déclaré.
La création d’une coopérative permettra aux taximen d’unir leurs efforts, d’améliorer leurs services et de bénéficier d’un soutien mutuel. « Cette initiative vise à renforcer leur pouvoir économique et à promouvoir un esprit d’entraide et de solidarité parmi les jeunes». A-reconnu ce leader.

Didier Kparagume a également souligné que le développement ne peut se faire sans l’implication active des jeunes. « C’est à vous de bâtir l’avenir que vous souhaitez voir. Engagez-vous, formez-vous et n’hésitez pas à innover», a-t-il exhorté.

Cette rencontre a été chaleureusement accueillie par les jeunes taximen et les mamans , qui ont exprimé leur gratitude envers ce notable de la région pour son engagement envers leur cause. Ils se sont montrés déterminés à mettre en pratique les conseils prodigués et à travailler ensemble pour un Dungu prospère.

Rédaction

Haut-Uele / Sécurité : en proie à une insécurité persistante, une psychose générale règne dans la cité de Dungu – appel à la vigilance et à la collaboration

Depuis le viol et le meurtre d’une femme survenus dans la nuit du samedi 7 mars dernier, dans la localité d’Uye, la population du groupement urbain de Dungu vit dans une atmosphère de peur et de panique généralisée. Cette situation alarmante touche particulièrement le chef-lieu du territoire de Dungu, en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

De nombreux habitants, notamment ceux de la localité où résidait la victime, rapportent avoir aperçu des hommes non identifiés rôdant autour des parcelles durant la nuit.

Dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, des résidents de l’avenue Kawa affirment avoir observé des individus suspects, dont l’un était armé d’une baïonnette, tentant de pénétrer dans une maison. Grâce à la vigilance des habitants et à leurs alertes, ces individus ont pris la fuite.

Cependant, ils auraient également tenté de s’introduire dans une autre maison située à proximité, témoignant ainsi de leur détermination à agir.

Sur l’avenue Bangi, une femme a également signalé avoir vu des personnes correspondant à ces descriptions tenter de soulever le toit de sa maison en paille pour y pénétrer. Ce n’est que grâce à ses cris et à l’intervention rapide de ses voisins que ces malfaiteurs ont été contraints de fuir à moto.

Dans la journée de mercredi, la population vivant aux alentours de la rivière Uye s’est retrouvée en état d’alerte en raison de la présence présumée de ces malfrats, qui, selon certaines sources locales, semblent s’intéresser particulièrement aux femmes. La nuit de jeudi à vendredi a été marquée par des cris sur l’avenue Kawa. Les jeunes du quartier se sont mobilisés pour veiller et sécuriser les habitations après avoir signalé la présence suspecte de ces malfaiteurs depuis 19 heures. Ils affirment même avoir appréhendé un présumé suspect, qui se serait ensuite mystérieusement volatilisé.

Au cours de cette même nuit, un habitant a témoigné que sans l’intervention de ses voisins et des services de sécurité, le pire aurait pu se produire chez lui. Selon ses dires, ces individus auraient établi leur point de départ sous sa paillote.

Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité dans la cité de Dungu :

  • Qui sont ces individus ?
  • Que recherchent-ils réellement ?
  • Qui doit assurer la sécurité de la population ?

En attendant des réponses claires, les habitants sont contraints de renforcer leur propre vigilance. Ils sont appelés à rester attentifs et à alerter leurs voisins ou les services de sécurité au moindre mouvement suspect.

Pour répondre à cette crise sécuritaire, une réunion élargie sur la sécurité a été convoquée par Marcel Abule, l’administrateur du territoire. À l’issue de cette rencontre, des mesures sécuritaires devraient être mises en place pour garantir une sécurité maximale dans la région.

Emmanuel Gimiko

Dungu: la SCPC renforce sa présence avec l’installation d’une nouvelle antenne à Li-uye

La Société Civile du Peuple Congolais (SCPC) poursuit l’extension de ses structures à travers les différents groupements qui composent la chefferie de Wando, dans le territoire de Dungu, en République démocratique du Congo. Cette dynamique vise à rapprocher davantage l’organisation des communautés locales afin de mieux défendre les intérêts et les droits des populations.

Dans cette optique, la SCPC a procédé le week-end dernier à l’installation officielle de nouvelles antennes dans la localité de Li-uye, située dans le groupement Kpezu. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la structure de renforcer sa présence sur le terrain et d’assurer un suivi de proximité des préoccupations des habitants.

Selon Alphonse Bady, cette nouvelle équipe locale aura la lourde responsabilité de défendre la population et de veiller au respect de ses droits fondamentaux. Elle devra également servir d’interface entre la communauté et les autorités compétentes afin de faire entendre la voix des citoyens.

En outre, dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires et la présence d’individus non identifiés dans la région, les membres de cette antenne auront aussi pour mission de dénoncer tout acte suspect ou toute violation des droits de la population. La SCPC espère ainsi contribuer à la protection des habitants et au renforcement de la vigilance communautaire.

Par cette implantation à Li-uye, la Société Civile du Peuple Congolais réaffirme son engagement à accompagner les populations de la chefferie de Wando dans la défense de leurs droits et dans la promotion d’un climat de sécurité et de cohésion sociale.

Samuel Manota

Haut-Uele/Éducation : la situation salariale des enseignants de Dungu en soins intensifs, appel urgent au gouvernement pour sa réanimation au risque de son décès

Dans la province du Haut-Uele, la situation de la paie des enseignants de la Sous-Division Provinciale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu devient de plus en plus complexe, manquant d’informations claires et véridiques pour les détenteurs de craie dans cette partie du nord-est de la République Démocratique du Congo.

Depuis une décennie, les enseignants du niveau primaire et secondaire de cette région ont été payés par la Caritas, une structure catholique qui a été vivement critiquée en raison des retards récurrents observés dans le paiement des enseignants. Actuellement, cela fait quatre mois (décembre, janvier, février et maintenant mars) que ces enseignants n’ont pas été payés, et ils arrivent à bout de souffle.

Récemment, des nouvelles ont circulé selon lesquelles le paiement pourrait désormais se faire par la BCDC Equit , une structure bancaire dont l’agence ne se trouve même pas dans la région.
Depuis le début du mois de février, les enseignants ont été alertés sur la présence incessante d’une équipe de cette banque pour le processus d’identification et probablement de paiement. Cependant, cela semble devenir le début d’un long feuilleton dans la région.

Sur place, les enseignants se sont préparés en rassemblant les différents éléments demandés pour l’identification : photo passeport, commission d’affectation et copie de la carte d’électeur.
Malgré les promesses rassurantes des élus du territoire et des membres du comité intersyndical des enseignants, qui ont même effectué un voyage jusqu’à Isiro, chef-lieu de la province, rien ne semble s’améliorer pour les enseignants. Cela amène à se demander s’il s’agissait de vraies informations ou simplement d’une flatterie destinée à remonter le moral des enseignants.

De plus, au sein de ce processus bancaire, une ombre plane déjà : le salaire du mois de décembre semble avoir disparu. Selon des informations fragmentées, la banque aurait déjà reçu le paiement à partir de janvier 2026, tandis que la situation concernant décembre reste incertaine.

Le seul appel actuel aux enseignants est de vivre dans la patience, le patriotisme, la passion pour leur vocation et l’amour de l’éducation des enfants.
Mais avec toutes ces vertus, un enseignant pourra-t-il réellement donner le meilleur de lui-même ? En tant que pères et mères responsables de foyers faisant face à plusieurs défis quotidiens tels que la nourriture, la santé, le transport, le logement et l’éducation des enfants, qui peut travailler efficacement lorsqu’il est affamé ? Qui peut laisser son enfant ou sa femme sur un lit d’hôpital sans argent pour travailler sans être payé au moment propice ? Quelle qualité d’enseignement peut-on produire lorsque les enfants sont chassés de l’école ou de l’université alors que l’on se dit agent de l’État ?

Cette situation soulève plusieurs questions sur l’avenir des enfants, qui sont finalement les premières victimes de cette irresponsabilité de ceux qui devraient promouvoir l’éducation. Actuellement, au niveau des écoles, les chefs d’établissement ne savent plus comment suivre leurs enseignants, et les inspecteurs rencontrent également des difficultés à inspecter un enseignant dont le ventre est vide.

Une question cruciale demeure : quelle éducation reçoivent réellement les enfants à ce stade ? Jusqu’à la publication de cet article, aucune nouvelle rassurante n’est à la portée des enseignants concernant leur paie. Alors que pour le Christ, un signe annonçait la fin des temps, qu’en est-il de la situation des enseignants ?

Il incombe donc à tous les acteurs éducatifs concernés de s’impliquer afin qu’une solution urgente et définitive soit trouvée avant qu’il ne soit trop tard et que le sang des enfants ne soit un jour versé à cause de cette crise éducative en République Démocratique du Congo.

Rédaction

Haut-Uele/Dungu : la situation salariale des enseignants de Dungu en soins intensifs, appel urgent au gouvernement pour sa réanimation au risque de son décès

Dans la province du Haut-Uele, la situation de la paie des enseignants de la Sous-Division Provinciale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté de Dungu devient de plus en plus complexe, manquant d’informations claires et véridiques pour les détenteurs de craie dans cette partie du nord-est de la République Démocratique du Congo.

Depuis une décennie, les enseignants du niveau primaire et secondaire de cette région ont été payés par la Caritas, une structure catholique qui a été vivement critiquée en raison des retards récurrents observés dans le paiement des enseignants. Actuellement, cela fait quatre mois (décembre, janvier, février et maintenant mars) que ces enseignants n’ont pas été payés, et ils arrivent à bout de souffle.

Récemment, des nouvelles ont circulé selon lesquelles le paiement pourrait désormais se faire par la BCDC Equit , une structure bancaire dont l’agence ne se trouve même pas dans la région.
Depuis le début du mois de février, les enseignants ont été alertés sur la présence incessante d’une équipe de cette banque pour le processus d’identification et probablement de paiement. Cependant, cela semble devenir le début d’un long feuilleton dans la région.

Sur place, les enseignants se sont préparés en rassemblant les différents éléments demandés pour l’identification : photo passeport, commission d’affectation et copie de la carte d’électeur.
Malgré les promesses rassurantes des élus du territoire et des membres du comité intersyndical des enseignants, qui ont même effectué un voyage jusqu’à Isiro, chef-lieu de la province, rien ne semble s’améliorer pour les enseignants. Cela amène à se demander s’il s’agissait de vraies informations ou simplement d’une flatterie destinée à remonter le moral des enseignants.

De plus, au sein de ce processus bancaire, une ombre plane déjà : le salaire du mois de décembre semble avoir disparu. Selon des informations fragmentées, la banque aurait déjà reçu le paiement à partir de janvier 2026, tandis que la situation concernant décembre reste incertaine.

Le seul appel actuel aux enseignants est de vivre dans la patience, le patriotisme, la passion pour leur vocation et l’amour de l’éducation des enfants.
Mais avec toutes ces vertus, un enseignant pourra-t-il réellement donner le meilleur de lui-même ? En tant que pères et mères responsables de foyers faisant face à plusieurs défis quotidiens tels que la nourriture, la santé, le transport, le logement et l’éducation des enfants, qui peut travailler efficacement lorsqu’il est affamé ? Qui peut laisser son enfant ou sa femme sur un lit d’hôpital sans argent pour travailler sans être payé au moment propice ? Quelle qualité d’enseignement peut-on produire lorsque les enfants sont chassés de l’école ou de l’université alors que l’on se dit agent de l’État ?

Cette situation soulève plusieurs questions sur l’avenir des enfants, qui sont finalement les premières victimes de cette irresponsabilité de ceux qui devraient promouvoir l’éducation. Actuellement, au niveau des écoles, les chefs d’établissement ne savent plus comment suivre leurs enseignants, et les inspecteurs rencontrent également des difficultés à inspecter un enseignant dont le ventre est vide.

Une question cruciale demeure : quelle éducation reçoivent réellement les enfants à ce stade ? Jusqu’à la publication de cet article, aucune nouvelle rassurante n’est à la portée des enseignants concernant leur paie. Alors que pour le Christ, un signe annonçait la fin des temps, qu’en est-il de la situation des enseignants ?

Il incombe donc à tous les acteurs éducatifs concernés de s’impliquer afin qu’une solution urgente et définitive soit trouvée avant qu’il ne soit trop tard et que le sang des enfants ne soit un jour versé à cause de cette crise éducative en République Démocratique du Congo.

Rédaction