Chefferie de Mondo Missa : un atelier participatif pour bâtir le développement communautaire

Dans une atmosphère de dialogue et de compréhension mutuelle, le Parc National de la Garamba a organisé, le jeudi 9 juillet 2026, un atelier de réflexion dans la chefferie de Mondo Missa. Objectif : permettre à la communauté riveraine d’identifier elle-même ses besoins prioritaires afin de les intégrer dans un Plan de Développement communautaire participatif, garantissant une gestion durable et apaisée du parc.

La chefferie de Mondo Missa, groupement Missa, a accueilli une rencontre d’importance capitale entre le Parc National de la Garamba (PNG) et les communautés locales. L’atelier visait à répondre à une question centrale : « Que peut faire le Parc pour que la communauté riveraine, notamment celle du domaine de chasse de Mondo Missa, continue de participer activement et d’avantage aux activités de conservation conciliées au développement communautaire local ? »

Avant le lancement des travaux par le chef intérimaire de la chefferie, M. Norbert, le Directeur adjoint du Département de développement durable du PNG, M. Modeste MIHIDIKO, a salué la mobilisation des participants et présenté M. Éric BASOSILA, nouveau Directeur du Développement Durable du Parc. Il a précisé que cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations avec les chefferies Wando, Logo Ogambi, Mondo Missa et Bari Logo, afin d’élaborer un Plan de Développement communautaire adapté aux réalités de chaque entité.

Les participants ont été répartis en trois équipes pour identifier les besoins prioritaires de la population, regroupés dans plusieurs domaines :

  • Éducation : construction d’écoles, formation professionnelle, alphabétisation, sensibilisation des enfants à la gestion du parc, accès à l’eau potable près des établissements.
  • Santé : création de centres de santé, réhabilitation du poste de Ramadala avec équipements, programme de villages assainis, formation de leaders communautaires.
  • Activités génératrices de revenus : campagnes de vaccination animale, mise à disposition d’un tracteur agricole, électrification des villages, autorisation de cultures adaptées.
  • Infrastructures : routes et ponts, salle polyvalente, antennes de communication, réhabilitation du bureau de la chefferie, promotion de l’emploi local.
  • Sécurité : renforcement des patrouilles pour protéger le parc.
  • Emploi : assouplissement des critères de recrutement des gardes-parc pour favoriser l’accès des jeunes locaux.
  • Conflit homme-faune : solutions durables face aux menaces animales, pêche et chasse encadrées, coupe de bois pour usage communautaire.

Les échanges ont également mis en avant la nécessité de multiplier les rencontres entre le PNG et la communauté, ainsi que l’encadrement de la jeunesse à travers des activités sportives comme le football.

Dans une interview, M. Constantin Balongelwa, responsable de la conservation communautaire du PNG, a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la volonté du parc et dans l’orientation du gouverneur du Haut-Uélé d’impliquer directement les populations dans la planification et la validation du Plan de Développement communautaire.

De son côté, le chef intérimaire Norbert a salué le climat de paix et la richesse des échanges. Il a souligné le caractère inédit de cette rencontre où la communauté a pu exprimer elle-même ses besoins, et a encouragé le PNG à poursuivre cette politique de collaboration participative, gage d’une relation durable et apaisée entre le parc et les riverains.

Anita Kaloma Pascal

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