Depuis près de deux semaines, la ville de Dungu fait face à une situation devenue insoutenable : la dégradation alarmante du réseau de téléphonie mobile. Appeler un proche, fixer un rendez-vous ou simplement se connecter à Internet est désormais un véritable parcours du combattant pour les habitants. Nous sommes en province du Haut-Uele au nord-est de la République Démocratique du Congo.
Dans plusieurs quartiers, les usagers se plaignent d’un réseau quasi inexistant. Les appels échouent ou sont coupés au bout de quelques secondes, rendant toute communication fluide pratiquement impossible. Quant à l’accès à Internet, il relève presque de l’illusion : les pages ne chargent pas, les messages restent bloqués et les services en ligne sont paralysés.
Cette panne prolongée a des conséquences directes sur la vie quotidienne. Les forfaits téléphoniques expirent sans même avoir été utilisés, provoquant frustration et pertes financières pour une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés. Les commerçants peinent à coordonner leurs activités, les familles n’arrivent plus à rester en contact, et des rendez-vous importants sont manqués faute de pouvoir communiquer à temps.
Au-delà des désagréments individuels, c’est tout un tissu social et économique qui se retrouve fragilisé. Dans un monde où la connectivité est devenue essentielle, cette coupure quasi permanente isole davantage une région déjà enclavée. Les structures locales, qu’elles soient administratives, humanitaires ou commerciales, voient leur efficacité sérieusement réduite.
Face à cette situation, les habitants de Dungu lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux opérateurs de télécommunication afin qu’une solution rapide et durable soit trouvée. Car au-delà du confort, c’est le droit fondamental à communiquer qui est aujourd’hui mis à mal.
En attendant, Dungu vit au ralenti, suspendue à un signal qui tarde à revenir.
Emmanuel Gimiko
