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Tue. Jul 21st, 2026

Science

ESURSI : le récipiendaire, Rév. Frère Clément Abeli soutient avec succès son mémoire de Master sur l’impact des TIC sur le rendement scolaire à Kinshasa

Figure bien connue du monde éducatif dans le territoire de Dungu, le Révérend Frère Clément Abeli a franchi une nouvelle étape dans son parcours académique en soutenant publiquement son mémoire de Master intitulé : « L’impact des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sur le rendement scolaire des élèves de la sous-province éducationnelle de Kinshasa-Plateau ».

Partant du constat que, malgré l’absence d’une politique officielle bien structurée en matière de TIC dans plusieurs pays africains, les établissements scolaires recourent de plus en plus aux outils numériques, le candidat a cherché à déterminer si les TIC influencent réellement les performances scolaires. Son étude visait également à analyser les mécanismes de cet impact et à proposer des pistes pour une intégration efficace de ces technologies dans les écoles.

Pour mener son enquête, le Révérend Frère Clément Abeli a constitué un échantillon probabiliste stratifié de 414 participants, comprenant des membres du personnel administratif, des enseignants et des élèves du Collège Saint-Luc de Bibwa et de l’Institut Cardinal Etsou. À travers une approche quantitative fondée sur des questionnaires et une analyse statistique des données, il a évalué la corrélation entre l’utilisation des TIC et les résultats scolaires.

Les conclusions de l’étude révèlent que les technologies numériques contribuent de manière significative à l’amélioration des apprentissages. Les élèves qui utilisent régulièrement les TIC obtiennent de meilleures performances scolaires. De leur côté, les enseignants reconnaissent que ces outils renforcent la motivation, la participation et la compréhension des notions enseignées.

Cependant, le chercheur souligne que plusieurs défis freinent encore leur intégration : le manque d’équipements informatiques, l’insuffisance de formation des enseignants et les difficultés techniques. Selon lui, les TIC ne constituent pas une garantie automatique de réussite scolaire. Leur efficacité dépend essentiellement de la qualité de leur intégration pédagogique, de l’accompagnement des apprenants et de la disponibilité d’infrastructures adéquates.

Au terme de ses travaux, le Révérend Frère Clément Abeli formule plusieurs recommandations : le renforcement des infrastructures numériques dans les écoles, la formation continue des enseignants, l’adaptation des pratiques pédagogiques aux réalités du numérique, la mise en place d’une stratégie nationale claire en matière de TIC, ainsi que la sensibilisation des élèves à un usage responsable des outils numériques.

Par cette recherche scientifique, ce chevronné de l’éducation confirme son engagement en faveur de la modernisation du système éducatif congolais et apporte une contribution importante à la réflexion sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement à l’ère du numérique.

Emmanuel Gimiko

Engagement de la jeunesse dans l’enseignement supérieur et universitaire : l’appel de Me Pierre Mungu à l’occasion des 5 ans de doctorat du Rév. Frère Professeur Fidèle Nguwa

« Un jour, une histoire ». dit-on. C’est le 5 juillet 2021 que le Révérend Frère Fidèle Nguwa a brillamment soutenu sa thèse au sein de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) de Kinshasa. Aujourd’hui, il est professeur dans cette même institution universitaire congolaise de grande renommée. Ce dimanche 5 juillet 2026 marque donc une année d’expérience scientifique, avec une contribution majeure au système éducatif congolais.

Actuellement, il enseigne à l’UPN et occupe également le poste de Chef du Département de la Pédagogie Scolaire. Par ailleurs, il est Doyen de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation à l’Université Saint Augustin de Kinshasa (USAKIN).

Digne fils et notable du territoire de Dungu, province du Haut-Uele, religieux au sein de la Congrégation des Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC), très active dans le diocèse de Dungu-Doruma, il incarne une figure de résilience et d’optimisme venant d’une communauté moins connue, mais qui représente une image emblématique de la science.

Pour Me Pierre Mungu Guma, secrétaire académique facultaire de l’Université Batissons l’Espoir au Centre de l’Afrique (UBECA), basée à Dungu, à travers cette « icône scientifique », la jeunesse doit s’engager à rêver grand malgré « les aléas, les obstacles, les blocages, les conditions de vie et le milieu où nous vivons », a-t-il indiqué.

Ce jeune leader du territoire de Dungu a rendu un hommage mérité à cette figure emblématique du territoire et aux FIC qui ont toujours privilégié la formation intégrale de la jeunesse congolaise. Il a encouragé les jeunes à rester des références où qu’ils soient.

Me Pierre Mungu a par ailleurs plaidé pour des bourses en faveur de la jeunesse de ce milieu confronté à plusieurs défis. « La jeunesse de notre territoire fait face à plusieurs défis : l’insécurité, la pauvreté, des conditions de vie difficiles. Tous ces aléas plongent les jeunes dans des situations qui les poussent à s’engager dans des voies qui ne favorisent pas leur avenir. Pourtant, nous avons des jeunes très intelligents qui devraient aller loin dans leur parcours universitaire et scientifique et contribuer au développement du Congo. Nous lançons un message pressant et amical à l’endroit de nos leaders, autorités, hommes d’affaires, institutions, organisations et toutes personnes disposant de moyens pour soutenir les études des jeunes de Dungu. Nous ne devrions pas, au XXIe siècle, compter sur les doigts la nombre de docteurs et de professeurs originaires de notre territoire. Nous méritons mieux, chers leaders », a-t-il lancé.

Cet appel doit donc susciter une prise de conscience non seulement pour un engagement accru de la jeunesse dans les études supérieures et universitaires, mais aussi pour inciter les leaders et les personnes disposant de moyens à soutenir les jeunes dans leurs études, afin de stimuler le développement local et renforcer la fierté régionale.

Rédaction

Kinshasa : vernissage de l’ouvrage « L’ombre du Pape Léon XIV en RD. Congo », une interpellation à vivre ensemble et à l’humilité

La ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, a accueilli le vendredi 5 juin 2026 une cérémonie haute en couleur consacrée au vernissage de l’ouvrage intitulé « L’ombre du Pape Léon XIV en RD Congo : Faits – Témoignages – Images ».

Cette cérémonie, d’une importance religieuse, historique et scientifique majeure, s’est tenue dans l’enceinte de l’Université Saint Augustin de Kinshasa, sous la présidence du cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa.

L’ouvrage, à la couverture blanche et peu rouge vers le bas, a été dirigé par le professeur Macaire Eyupar et le Chef de Travaux Michel Buassa, avec l’appui de l’Ordre de Saint Augustin (OSA) – RDC. Il retrace, à travers des faits, des témoignages et des images, les liens profonds et la connaissance que le Pape Léon XIV entretient avec la République Démocratique du Congo, notamment dans plusieurs villages des provinces du Haut-Uele et du Bas-Uele, dans le nord-est du pays, où les Augustins œuvrent depuis des décennies.

« L’ouvrage publié aujourd’hui retrace justement cette partie de l’histoire de sa vie et de son ministère. Nous sommes ici pour lui rendre hommage pour tout ce qu’il a accompli durant cette période », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

De son côté, le Révérend Père Blaise Mbikoyesu Mersi, prêtre de l’Ordre de Saint Augustin, a souligné que ce livre exprime le lien et l’humilité dont a fait preuve le Pape Léon XIV lors de sa mission en RDC comme le superviseur général de cette congrégation religieuse, un modèle pour tous.

« Le Pape Léon XIV est issu de l’Ordre de Saint Augustin ; il est notre confrère. Il a visité le Congo à quatre reprises:  à Kinshasa et  à l’intérieur du pays, dans le Haut-Uele et le Bas-Uele. Lorsqu’il est devenu pape le 8 mai 2025, nous nous sommes demandé comment faire savoir au monde qu’il est passé par ici et qu’il a un lien fort avec le peuple congolais. Nous avons donc décidé de documenter les faits, les témoignages et les images de son passage, pour montrer aux Congolais qu’il est un frère, qu’il nous connaît, qu’il a partagé notre quotidien et mangé ce que nous mangeons », a-t-il expliqué.

Le Père Blaise a également évoqué l’importance du travail pour la paix dans le monde, appelant à dépasser les divisions et à construire ensemble un avenir meilleur.

« Il œuvre pour la paix dans le monde. Il nous invite à laisser de côté tout ce qui nous divise, tout ce qui nous tiraille, la quête du pouvoir et le reste, pour nous mettre ensemble et construire le monde », a-t-il ajouté.

Évoquant l’expérience du Pape en Afrique, alors qu’il était étranger, le Père Blaise a appelé à une attention particulière envers toute personne rencontrée sur notre chemin.

« Il faut savoir vivre avec les autres dans la flexibilité. Mais aussi dans la simplicité. Car malgré son statut, le Pape est entré dans la vie des plus pauvres. Même ici à Kinshasa, où chacun cherche à paraître grand, à se faire président, on peut choisir de se faire petit au service des autres. »

Le Chef de Travaux Michel Buassa, co-auteur de l’ouvrage, estime que ce livre constitue non seulement un outil de réflexion, mais lance aussi un défi majeur au monde et à l’Église universelle, à l’heure où le Congo fait face à de nombreux défis.

« L’ouvrage propose des réflexions sur le passage de l’actuel Pape en RDC. Nous avons mené une réflexion sur la rencontre avec l’inconnu. Quelle attitude adopter face à une personne que l’on rencontre de façon inattendue ? Comment gérer le temps présent, ce temps précieux, alors que l’on ignore qui est celui ou celle que l’on a en face de soi ? Nous avons également voulu rendre compte du ressenti des Congolais à la suite de l’élection du Pape Léon XIV, ancien  Général de l’Ordre de Saint Augustin », a-t-il précisé.

Pour lui, cet ouvrage est aussi l’occasion pour le peuple congolais de lancer un défi à l’Église : « Comment se dire enfants de Dieu quand on est chosifié, exposé quotidiennement à la souffrance ? » a-t-il conclu.

Pierre Mungu

ESU : nomination du Dr. Désiré Giningakpio au Grade de Professeur Associé,les Félicitations et Reconnaissances de Me Pierre Mungu à son Père Scientifique

L’Université de Kisangani, située au cœur de la République Démocratique du Congo, dans la province de la Tshopo, a récemment eu l’honneur d’accueillir de nouveaux professeurs associés affectés à cette institution universitaire. Ces nominations sont contenues dans l’arrêté ministériel Nº019/MINESU/CAB.MIN/SASM/MKK/2025 du 6 mai 2025, portant nomination et confirmation au grade de professeur associé du personnel scientifique des universités de la République Démocratique du Congo.
Parmi les nouveaux élus figure une figure emblématique et scientifique, le Dr. Désiré Giningakpio Miutipalo. Sa nomination est vivement saluée par la notabilité du Haut-Uele, sa province d’origine.
Se confiant à la presse, Maître Pierre Mungu Guma, assistant du premier mandat et ancien étudiant de ce désormais professeur, digne fils du territoire de Dungu, a salué cette nomination méritée tout en exprimant sa reconnaissance envers cette tête scientifique pour son dévouement dans la formation de la jeunesse.
« Je présente mes vives félicitations au Docteur Désiré pour sa nomination et confirmation au grade de professeur associé. C’est le fruit d’un effort et d’un sacrifice consentis pendant de nombreuses années. Il est reconnu dans notre cœur pour son engagement envers l’éducation et la recherche scientifique, et il est un modèle d’inspiration pour nous. Dr. Giningakpio est un scientifique émérite dont le parcours académique est jalonné d’excellence », a-t-il déclaré.

Cette nomination constitue un motif de fierté et d’honneur pour Maître Pierre Mungu Guma, qui salue la bravoure et l’engagement de ce notable du Haut-Uele envers la science. En tant que formateur, le Dr. Giningakpio ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques. Il encourage aussi ses étudiants à développer une pensée critique et à s’engager dans des projets de recherche innovants. Son approche pédagogique est axée sur l’interaction et l’expérimentation, permettant aux étudiants d’apprendre par la pratique.
« Au-delà de ses compétences académiques, le Dr. Giningakpio est apprécié pour son humanisme et sa disponibilité. Il consacre du temps à encadrer des étudiants en difficulté, les aidant à surmonter les obstacles académiques et personnels. Son engagement envers la jeunesse fait de lui un mentor respecté et un modèle pour beaucoup », a reconnu Maître Pierre Mungu Guma, un de ses anciens étudiants et encadrés au sein de l’Université Bâtissons l’Espoir au Centre de l’Afrique.

Titulaire d’un doctorat en droit privé et judiciaire, le Dr. Giningakpio a consacré plusieurs années à la recherche sur diverses questions juridiques et à la défense des droits des autochtones, notamment en ce qui concerne la conservation de la nature dans le parc national de la Garamba. Sa passion pour la science et son désir de contribuer au développement de son pays l’ont conduit à enseigner depuis plus d’une dizaine d’années à l’Université de Kisangani, où il partage ses connaissances avec la nouvelle génération de scientifiques. Il enseigne également dans d’autres universités de la partie orientale du pays, dont l’Université Bâtissons l’Espoir au Centre de l’Afrique (UBECA) basée à Dungu dans le Haut-Uele.

Rédaction