A Dungu, dans le Haut-Uele (RDC) Monsieur Wayway Lebon, coordonnateur de la société civile forces vives dans le Territoire de Dungu, a exprimé sa vive préoccupation face à ce qu’il qualifie de « manque de bonne foi » de la part des responsables du Parc national de la Garamba, en particulier du partenaire African Parks Network (APN).
S’exprimant auprès de la rédaction de Dunguinfordc, il a d’emblée salué les progrès réalisés par le parc au cours de l’année écoulée, notamment en matière d’implication des communautés locales dans la gestion du site.
« Nous avions travaillé ensemble, société civile et autorités locales, pour harmoniser les points de vue et instaurer un véritable espace de dialogue », a-t-il rappelé.
Parmi les principales préoccupations évoquées lors de ces échanges figuraient les questions liées aux processus de recrutement.
Cependant, selon lui, les engagements pris semblent aujourd’hui remis en cause. Il pointe du doigt des irrégularités dans un récent avis de recrutement concernant le poste de responsable des ressources humaines.
L’offre d’emploi mentionne en effet que le poste est « ouvert aux nationaux et aux expatriés », une disposition qui suscite l’indignation de la société civile locale.
« Il est pourtant évident que ce type de fonction stratégique devrait être prioritairement réservé aux nationaux », estime M. Wayway Lebon.
Il souligne que la maîtrise de la législation congolaise constitue un critère fondamental pour occuper ce poste, ce qui renforce, selon lui, la nécessité de privilégier les compétences locales.
Face à cette situation, il appelle à une « rectification pure et simple » de l’offre afin d’éviter toute interprétation biaisée sur les intentions réelles du processus de recrutement.
Malgré ces critiques, le président de la Société Civile Forces Vives de Dungu encourage vivement les Congolais qualifiés à postuler, rappelant que la gestion du parc relève avant tout de l’intérêt national et de la préservation du patrimoine commun.
Il réaffirme par ailleurs sa détermination à veiller à la bonne foi des partenaires impliqués dans la gouvernance du parc.
Cette sortie médiatique relance le débat sur la place des compétences locales dans les structures de gestion des aires protégées en République démocratique du Congo, notamment dans des zones sensibles comme le Parc national de la Garamba.
Rédaction
