Dungu : délocalisation du cimetière de Gbangbati, Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali dévoile les raisons et présente le nouveau site

Le cimetière de Gbangbati est officiellement délocalisé à partir de ce samedi 1er août 2026. L’annonce a été faite par Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali chef de Groupement urbain de Dungu, autorité coutumière assurant l’intérim à la Chefferie de Wando, qui a expliqué les motivations de cette décision tout en présentant le nouveau site destiné à accueillir les inhumations.

Selon Sa Majesté, trois principales raisons ont conduit à la fermeture de l’ancien cimetière. La première est l’urbanisation progressive de la ville de Dungu, les parcelles et les habitations ayant désormais complètement entouré l’ancien site, réduisant ainsi l’espace disponible et soulevant des préoccupations d’aménagement.

La deuxième raison est liée à la proximité d’une nouvelle structure sanitaire récemment inaugurée dans les environs de l’ancien cimetière. Afin de préserver les normes d’hygiène, de santé publique et d’aménagement du territoire, les autorités ont jugé nécessaire de transférer le cimetière vers un endroit plus approprié.

Enfin, cette décision s’inscrit dans l’application des instructions du Gouvernement provincial, qui a demandé aux autorités des différentes entités de désigner des sites répondant aux normes requises pour l’aménagement de cimetières officiels.

Le nouveau cimetière est situé à environ quatre kilomètres de la ville de Dungu sur la route Faradje. Il couvre une superficie d’environ 15 hectares, un espace jugé suffisant pour répondre durablement aux besoins de la population de Dungu.

Sa Majesté Marc Gbiahidi Nyagbadali a également annoncé que la gestion du nouveau cimetière sera désormais mieux organisée. Une équipe sera affectée sur place afin d’indiquer avec précision les emplacements où les tombes devront être creusées. Les espaces seront aménagés selon des catégories bien définies, notamment pour les enfants et les adultes, afin d’assurer un meilleur ordre dans le cimetière.

Par ailleurs, un montant sera exigé pour chaque inhumation afin de contribuer à la gestion et à l’entretien du site. Les autorités invitent ainsi la population à respecter les nouvelles dispositions mises en place pour garantir un cadre digne, ordonné et conforme aux exigences des pouvoirs publics.

À travers cette réforme, les autorités coutumières et administratives entendent améliorer la gestion des espaces funéraires tout en accompagnant le développement urbain de la cité de Dungu et en assurant le respect des normes de santé publique.

Samuel Manota

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