Dungu : le Chef coutumier Marc Gbiahidi appelle au respect des coutumes et traditions ancestrales relatives aux dots favorisant les mariages

Revêtu de sa qualité d’officier de l’État civil, le chef de la chefferie Wando ad interim, Marc Gbiahidi, a célébré un mariage civil à Dungu ce samedi 4 juillet 2026, dans la grande salle de l’inter-agence, en présence de nombreux invités.

Pour cette autorité coutumière, la dot, qui est reconnue par la législation congolaise, est « symbolique et obligatoire » et doit respecter les us et coutumes de chaque groupe ethnique.

Il a fustigé le comportement actuel où la culture zande, d’une part, est mélangée avec d’autres cultures et, d’autre part, se jette dans la modernisation, souvent au détriment des valeurs traditionnelles et ancestrales.

« Aujourd’hui, on parle de listes, mais dans notre tradition, cela n’existait pas. Dans ces listes, vous verrez qu’on demande des tôles, des motos, des dollars, et j’en passe, ce qui n’était pas le cas dans le passé », a-t-il déploré.

Il a également interpellé les familles sur l’importance d’une bonne éducation de leurs filles destinées aux mariages.

« On peut aujourd’hui exiger tous ces biens, mais il faut aussi s’assurer que la femme est bien éduquée, car cela peut entraver le mariage et mener au divorce, avec plusieurs conséquences qui en découlent », a-t-il souligné.

Cette interpellation intervient à un moment où les familles font face à une exagération des demandes de dot, ce qui bloque le mariage des jeunes. En conséquence, on observe une augmentation du concubinage et des mariages communément appelé « yaka, tofanda» traduit, « viens nous restons » Une pratique qui ne respecte pas les principes juridiques, religieux et coutumiers.

Rédaction

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